Grey’s Anatomy (saison 13) : une série à bout de souffle ?

Bonjour à toutes et à tous !

En ce jour, je reviens vers vous afin de vous parler de l’une de mes séries préférées depuis très longtemps maintenant : Grey’s Anatomy. Découverte au beau milieu de la saison 6 tout à fait par hasard, j’ai tout de suite eu un énorme coup de cœur pour l’équipe du Seattle Grace Hospital (ou devrais-je maintenant dire du Grey Sloan Memorial Hospital) et ses aventures. Après avoir hâtivement rattrapé les cinq premières saisons que j’avais ratées, j’ai ainsi continué à la suivre assidument et avec beaucoup de passion année après année, jusqu’à la dernière saison en date sur laquelle va porter le présent article, c’est-à-dire la treizième.

 

Avant de commencer, voici une petite séance de rattrapage pour ceux qui auraient le malheur de ne pas encore connaître cette série : créée par Shonda Rhimes en 2005 pour la chaîne ABC, Grey’s Anatomy met en scène une équipe de médecins exerçant dans un hôpital de Seattle et nous permet de les accompagner tout au long de leur vie professionnelle et personnelle. De leur internat jusqu’à leur titularisation, on assiste à l’évolution de chaque personnage, chacun cherchant à conjuguer du mieux qu’il le peut la difficulté de son travail aux aléas de sa vie personnelle, qu’ils soient bons ou mauvais. Ainsi, plus qu’une série médicale, la création de Rhimes incarne une véritable réflexion sur la vie et permet aux spectateurs de s’identifier aux personnages en se reconnaissant en eux, que ce soit à travers leurs réussites, leurs échecs ou encore leurs doutes.

Pour ma part, l’univers médical n’étant habituellement pas un domaine que j’affectionne particulièrement, c’est grâce à cela que j’ai immédiatement accroché à la série. C’est également sans doute pour cela qu’elle est parvenue à avoir une telle portée et qu’en l’espace de treize ans (quatorze ans même puisqu’elle a de nouveau été renouvelée), elle s’est rapidement imposée comme l’un des plus gros succès télévisés américains en allant jusqu’à détrôner la plus prestigieuse série médicale jusqu’alors : Urgences. Après cinq premières excellentes saisons, Grey’s Anatomy a selon moi atteint son paroxysme entre les saisons six à neuf, avant de perdre légèrement son souffle lors des suivantes. Jusqu’à la treizième saison, dont je vais vous parler, qui incarne elle aussi un nouveau paroxysme : celui d’une série qui est définitivement à bout de souffle et qui ne parvient décemment plus à se renouveler.

 

Pour cause, si on devait faire un résumé de toutes les choses importantes qui se sont passées au cours des vingt-quatre épisodes qui la composent, on en arriverait finalement à répondre : pas grand-chose. Évidemment, vous vous doutez bien qu’il s’en passe quand même, mais la qualité est tellement médiocre par rapport aux saisons précédentes qu’on n’en retient pas grand-chose de bon. La majorité des épisodes sont ennuyeux (pour tout vous dire, c’est la première fois depuis que je suis la série que j’ai passé mon temps à regarder l’heure, voire mon téléphone pour quelques uns), certains sont assez mal écrits et d’autres bénéficient d’une mise en scène assez douteuse. La palme de l’épisode le plus mauvais de toute la série revient d’ailleurs au huitième épisode, un huis clos horriblement (et c’est un euphémisme) ennuyeux, inutile et frustrant qui vous donnera l’impression que les minutes sont en réalité des heures. Sans doute était-ce là une tentative de la part des scénaristes de s’essayer à un nouveau concept, mais autant le dire clairement : c’est un échec cuisant.

À ce sujet, une chose est particulièrement frappante dans cette saison : un certain nombre d’épisodes se passent soit en huis clos, soit avec un casting réduit. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi mais normalement, ce format sert à développer une intrigue forte ou à mettre en valeur certains personnages et événements. Cependant, dans le cas présent, on a surtout l’impression qu’ils ne servent à rien, à quelques exceptions près. À vrai dire, il semblerait plutôt qu’il s’agisse de la continuité, pour ne pas dire de l’aggravation, d’un défaut récurrent depuis la onzième saison : la gestion des personnages. En effet, les scénaristes semblent avoir de plus en plus de difficultés à gérer et à entremêler la totalité des storylines des personnages, ce qui fait que dans de nombreux épisodes, certains d’entre eux n’apparaissent que le temps d’une ou deux scènes, voire sont tout simplement absents. Le phénomène est tel que même Meredith Grey, LE personnage principal des personnages principaux, est absente non pas dans un mais dans trois épisodes, ce qui est une première en treize saisons.

Conséquence logique de cette mauvaise gestion des personnages, on se retrouve avec de nombreuses intrigues qui n’avancent pas, qui tournent en rond et qui sont inutilement étirées tout au long de la saison. Non seulement certains personnages en pâtissent en perdant alors une partie de leur charisme et de leur intérêt, mais cela est d’autant plus mauvais que bien souvent, cela ne débouche sur rien du tout ou sur quelque chose de ridicule. C’est notamment le cas de trois des storylines majeures de la saison : celle concernant Alex Karev et Joséphine « Jo » Wilson, qui se dissipe peu à peu jusqu’à finir par être complètement effacée, celle concernant Meredith et Nathan Riggs, qui peine à avancer en tournant en rond de manière permanente, ou encore celle concernant Amelia Sheperd et Owen Hunt, qui est probablement la pire tant elle est amenée et traitée de manière ridicule et incohérente. Il faudra finalement attendre le vingtième épisode pour que les choses commencent enfin à se débloquer et à gagner en intérêt, jusqu’à en arriver à un season finale qui relève légèrement le niveau malgré son manque d’originalité et qui semble annoncer de nouvelles storylines intéressantes pour la saison prochaine.

 

En conclusion, cette treizième saison fait preuve d’une perte de vitesse plus importante que jamais et peine à captiver l’intérêt du spectateur, là où les saisons onze et douze avaient encore le mérite d’y parvenir. Presque aucun épisode ne s’est révélé être particulièrement marquant et les forces de la série, c’est-à-dire sa capacité à créer des situations comiques ou encore chargées d’émotions, sont aux abonnés absents. Est-ce la conséquence inéluctable du départ des personnages les plus intéressants du casting ? Peut-être. Mais cela pourrait également être causé par des scénaristes qui peinent de plus en plus à se renouveler et à trouver de nouvelles idées, voire peut-être par un manque d’implication de la part de Rhimes qui semble délaisser son premier bébé pour s’occuper de ses autres séries (Scandal et How to Get Away With Murder) en parallèle. Une chose est sûre, si la quatorzième saison continue sur cette voie, il serait peut-être temps pour eux de songer à arrêter les frais et de laisser la série partir dignement, avant qu’il ne soit trop tard…

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