The Big Bang Theory (saison 9) : la saison du renouveau

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, parlons à nouveau télévision avec une série que j’affectionne beaucoup : The Big Bang Theory, créée par Chuck Lorre et Bill Prady en 2007 pour CBS. Étant assez friand de sitcoms en général (Friends, How I Met Your Mother et Scrubs font partie de mes séries préférées), j’ai décidé de me lancer dans l’aventure il y a quelques années après en avoir entendu beaucoup de bien de la part de la presse et du public.

 

Pour expliquer brièvement le pitch à ceux qui ne connaîtraient pas, The Big Bang Theory commence lorsque Penny, une charmante blonde, emménage à Pasadena dans l’appartement situé en face de celui de deux physiciens surdoués, Sheldon Cooper et Leonard Hofstadter. Avec leurs deux meilleurs amis, l’ingénieur Howard Wolovitz et l’astrophysicien Rajesh « Raj » Koothrappali, ils forment un groupe de geeks qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo, à faire des soirées télévision, à parler bande dessinées ou encore à débattre sur des théories scientifiques complexes. Un univers donc bien éloigné de celui de Penny, qui n’a pas fait d’études supérieures et qui s’est installée en ville pour devenir actrice, mais auquel elle va tenter de s’intégrer, suivie plus tard par de nombreux autres personnages.

Étant moi-même ce qu’on appelle un geek, j’ai immédiatement adhéré au concept de la série qui parvient à se démarquer des autres dans sa manière de traiter et de mettre en scène cet univers. Ne vous attendez en aucun cas à y trouver un ensemble indigeste de clichés et de caricatures comme c’est souvent le cas, bien au contraire : chaque personnage dispose d’une personnalité qui lui est propre, à la fois profonde et complexe, ce qui contribue pour beaucoup à les rendre attachants. Sous fond de nombreuses références geeks diverses et variées, The Big Bang Theory montre avec énormément d’humour et de fraîcheur la manière dont cet univers peut être perçu et vécu par les autres, soulevant par la même occasion des questions importantes sur le respect et l’acceptation d’autrui puisqu’on va pouvoir observer la façon dont il est possible de créer une relation (amicale ou amoureuse) entre des personnes que tout semble pourtant opposer.

 

Cette présentation étant faite, rentrons un peu plus dans le vif du sujet. Au fil des neuf saisons qui la composent, la série a, comme toute autre en général, connu des hauts et des bas. Si les cinq premières sont tout bonnement excellentes car bourrées d’humour et de situations bien cocasses, les saisons six et sept ont quant à elle un peu perdu de leur saveur, sans non plus devenir mauvaises pour autant. Pour cause, on ressent une certaine redondance dans les intrigues qui manquent d’imagination et qui commencent à tourner en rond, ce qui fait que les personnages peinent à évoluer, que la surprise n’est plus au rendez-vous et que la principale force de la série, c’est-à-dire son aspect comique, n’est plus aussi efficace. Ce phénomène s’amplifie au cours de la huitième saison qui laisse alors indéniablement un arrière-goût amer une fois arrivée à son terme : du long de ses vingt-quatre épisodes, elle se révèle finalement n’être qu’une pure saison de remplissage qui ne concrétise même pas l’élément majeur pourtant annoncé en fin de saison sept. Heureusement, la neuvième saison redonne à The Big Bang Theory un nouveau souffle et lui permet de revenir plus forte que jamais grâce à de nombreuses évolutions et surprises en tout genre qui lui permettent de retrouver à la fois sa fougue et son humour d’antan.

En effet, après plusieurs années de quasi-stagnation, la série fait place à de nombreux bouleversements, en particulier du côté du couple Sheldon/Amy Farrah Fowler qui était clairement celui qui en avait le plus besoin. Au départ d’une rupture annoncée en fin de saison huit, la relation des deux personnages passera de nombreux caps et nous permettra de les découvrir sous un tout nouveau jour, beaucoup moins frustrant et beaucoup plus intéressant. Sheldon apparaît clairement comme étant le personnage le plus surprenant de cette saison : l’homme complètement antipathique des dernières saisons laisse place à un tout nouveau Sheldon qui, tout en retrouvant son caractère jouissivement cinglant des débuts, développe davantage son « humanité ». Touchant à souhait, il en arriverait presque à voler la vedette au délicieux couple formé par Penny et Léonard, qui parvient malgré tout à garder son statut de couple le plus marrant de la série. Il est cependant regrettable que les scénaristes continuent de montrer une certaine frilosité à le faire évoluer sur différents aspects en se servant de la peur du changement de Sheldon. Évolution également du côté du couple Bernadette Rostenkowski/Howard qui parvient à revenir sur le devant de la scène après être légèrement resté en retrait lors de la saison précédente et qui promet d’amener la série sur un tout nouveau terrain la saison prochaine.

Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de Raj, qui n’évolue toujours pas et dont la storyline reste trop sous-exploitée. Alors qu’il est censé être en couple avec Emily Sweeney, cette dernière n’apparaîtra finalement que dans quelques épisodes, les scénaristes ne semblant pas vouloir l’intégrer définitivement au casting. Tant mieux dirons-nous, son personnage étant loin d’être convaincant et étant parfois même à la limite du ridicule. Mais dans ce cas, espérons que l’ouverture créée en fin de saison permettra enfin à Raj de se mettre au niveau des autres personnages. Cela vaut aussi pour Stuart Bloom, qui apparaît de plus en plus mais dont l’évolution reste au point mort. Ses diverses interventions depuis le début de la série, qu’on pourrait qualifier de « running gag », deviennent de plus en plus lassantes à mesure de ses apparitions et peinent ainsi de plus en plus à nous arracher le moindre sourire. Quitte à en faire un personnage presque principal, autant en profiter pour lui donner un meilleur rôle que celui de running gag ambulant, sans quoi il pourrait rapidement devenir l’un des personnages les moins intéressants.

 

Vous l’aurez compris, cette neuvième saison se place donc sous le signe de l’évolution et nous offre du grand Big Bang Theory : l’humour est de retour grâce à des dialogues parfaitement maîtrisés et des situations bien comiques et la majeure partie des personnages retrouve son charisme, même si une légère perte de vitesse peut être constatée sur les derniers épisodes. Après une saison huit qui donnait surtout envie de prendre un peu de recul, les scénaristes ont ici réussi à donner un bon coup de fouet au show : on en redemande et on a envie de se ruer sur la dixième saison aussi vite que possible !

6 réflexions sur “The Big Bang Theory (saison 9) : la saison du renouveau

  1. Malheureusement je pense tout à fait le contraire. Je trouve que la saison 9 est la moins bonne de la série. En revanche, j’ai beaucoup aimé la saison 10 qui est la meilleure selon moi !

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s