Lara Croft et le Temple d’Osiris : un jeu fun où l’esprit Tomb Raider demeure

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, retour dans le monde des jeux vidéo. Le mois dernier, toujours grâce aux offres Playstation Store du mois de mai, j’ai pu me procurer à moindre coût (6.99€ précisément) un jeu que je voulais faire depuis longtemps : Lara Croft et le Temple d’Osiris. Sorti en décembre 2014, édité par Square Enix et développé par Crystal Dynamics, ce spin-off de la licence Tomb Raider fait suite à l’excellent Lara Croft and the Guardian of Light, sorti en août 2010.

En effet, pour ceux qui l’ignoreraient, Crystal Dynamics avait décidé de combler l’attente des joueurs entre la sortie de Tomb Raider Underworld (2008) et la sortie du reboot Tomb Raider (2013) en développant un petit jeu reprenant l’univers pré-reboot de la série dans un tout nouveau style. Doté d’une vue en 3D isométrique (c’est-à-dire une caméra fixe située en hauteur, à l’image des premiers Resident Evil), il consiste en une suite de petits niveaux au cours desquels vous devrez traverser de part en part des temples jonchés de pièges, de séquences de plate-forme et d’énigmes, tout en dézinguant de nombreux ennemis. Jouable seul ou à plusieurs, le concept a rencontré un grand succès, ce qui explique le fait qu’ils aient réitéré l’expérience pour un second opus.

Mais le résultat est-il vraiment au rendez-vous ? Assurément, à condition d’avoir apprécié The Guardian of Light car s’il y a bien une chose qui manque à l’appel, c’est malheureusement l’innovation.

 

LE RETOUR D’UN LIEU MYTHIQUE

Sous la lumière d’un moteur graphique nettement amélioré, nous voilà de retour dans un cadre qui ravira une majeure partie des fans de Tomb Raider : l’Égypte. Aperçu pour la première fois dans le premier opus sorti en 1996, unique destination de La Révélation Finale en 1999 et de retour pour la dernière fois en 2007 dans Anniversary (remake du jeu de 1996), il semblerait que Crystal Dynamics ait voulu faire un beau clin d’œil en réutilisant ce qui doit probablement être l’environnement le plus apprécié des fans de la licence. Un choix plus que judicieux étant donné qu’il n’y pas d’endroit plus propice à la présence de tombeaux, ces derniers étant au cœur du concept de Lara Croft. Autant le dire tout de suite, sur ce point, la réussite est totale ! Par le biais d’une map ouverte librement explorable, vous pourrez accéder à une dizaine de tombeaux tous plus variés et tortueux les uns que les autres. Chacun dispose en effet d’une ambiance particulière tournant autour des quatre éléments : que ce soit sous une pluie battante et entouré d’eau, dans des conditions glaciales avec de la neige, sous une chaleur infernale et entouré de lave ou encore entouré de pierres et de vide, chaque niveau vous fera voyager dans un monde différent, le tout avec des environnements et des effets de lumière tout simplement magnifiques. Il est vrai, cela n’est pas toujours forcément représentatif de l’Égypte, mais le bestiaire et l’exotisme de la bande originale vous serviront pour alors de piqûre de rappel. Car oui, ce nouvel opus dispose d’une soundtrack qui lui est propre contrairement au précédent qui se contentait d’une compilation de morceaux extraits des trois opus de Crystal Dynamics : Legend, Anniversary et Underworld. Ainsi, soyez en assuré, le dépaysement est bel et bien au rendez-vous.

 

ON CHANGE DE CADRE ET ON RECOMMENCE

On ne peut cependant pas en dire autant du gameplay qui n’a laissé quasiment aucune place à la nouveauté. Hormis un arsenal un peu plus développé mais néanmoins similaire, la principale évolution repose sur un système de customisation des personnages plus poussé. Grâce aux gemmes récupérées tout au long des niveaux, il est possible d’ouvrir des coffres nécessitant plus ou moins de gemmes afin de récupérer des anneaux et des amulettes dispensant diverses compétences telles qu’une meilleure résistance aux dégâts, plus de munitions, une cadence de tir accrue, etc. Bien entendu, plus un coffre nécessite de gemmes pour s’ouvrir, plus l’objet récupéré sera rare et puissant. En dehors de cela, on pourrait aisément qualifier ce Temple d’Osiris de Guardian of Light 2.0.

Pour cause, il bénéficie dans l’ensemble d’un level design relativement identique à ce dernier : les tombeaux sont disposés de la même manière avec les mêmes types de pièges, d’énigmes –certaines étant toujours aussi bien foutues cela dit– ou de séquences d’action malgré quelques ajouts mineurs. Du coup, le sentiment de découverte s’en retrouve amoindri, de même que la difficulté qui semble par ailleurs être moins élevée que par le passé. Non seulement il est extrêmement rare de se retrouver bloqué car la plupart des mécaniques de gameplay ont déjà été assimilées avec le premier opus, mais en plus les nombreux défis liés au scoring ou aux trophées peuvent s’enchaîner sans le moindre problème, là où The Guardian of Light pouvait pousser à s’arracher quelques poignées de cheveux. Même les combats de boss, qui bénéficient d’une mise en scène plutôt inspirée, peuvent se faire sans grande difficulté.

Malgré tout, rendons à César ce qui lui appartient : le sentiment de déception vous quittera rapidement, la formule fonctionnant toujours autant. Le côté « die and retry » en moins –ce qui en ravira probablement certains–, le fun est toujours bel et bien présent et certaines épreuves vous demanderont beaucoup d’attention et de dextérité, sans quoi la mort est assurée. Sans compter que la 3D isométrique n’a rien perdu de sa force et qu’elle est toujours aussi bien maîtrisée, nous permettant facilement d’évaluer les distances et de repérer notre personnage, même dans les situations les plus tendues où les effets visuels ont tendance à s’accumuler.

 

UN SCÉNARIO TOUT CE QU’IL Y A DE PLUS COMMUN

À l’image de The Guardian of Light, Le Temple d’Osiris concentre la totalité de son intérêt dans son gameplay et sur le fun qu’on peut en tirer. Ainsi, il n’est pas surprenant de voir que Crystal Dynamics n’a accordé que peu d’importance au scénario, qui ne sert que de prétexte et qui se présente davantage comme un énième clin d’œil à La Révélation Finale. En effet, dans ce nouvel opus, Lara s’intéresse au meurtre d’Osiris, l’un des dieux les plus importants d’Égypte, assassiné et démembré par son frère Seth qui était jaloux de sa puissance. Cependant, ce dernier va malencontreusement être libéré par Carter Bell, un archéologue rival également intéressé par cette affaire. Les deux vont alors devoir s’allier, épaulés par Isis et Horus, la femme et le fils d’Osiris, pour réunir les dix fragments éparpillés du dieu afin de le réanimer pour qu’il puisse mettre fin à la colère de Seth. Rien de bien nouveau sous le soleil, donc, mais il a au moins le mérite d’être cohérent et suffisant, en plus d’introduire la possibilité de faire le jeu à quatre, contre deux seulement précédemment –n’ayant pas testé le jeu en ligne, je ne m’étendrai pas plus longtemps sur le sujet–. Malgré tout, il est difficile de ne pas déplorer le ridicule des dialogues ou encore le cruel manque de charisme des personnages, et en particulier de Carter, qui joue clairement le rôle du benêt de service. Si Lara n’est guère mieux lotie, elle est néanmoins sauvée par le retour de Françoise Cadol au doublage qui suffit à lui conférer un certain charisme et à susciter un grand sentiment de nostalgie pour tout fan qui se respecte.

 

Tout comme son grand frère en 2010, Lara Croft et le Temple d’Osiris parvient donc à faire perdurer l’esprit « Tomb Raider » avec succès, ce que la licence pourtant estampillée Tomb Raider échoue véritablement à faire. Bien que l’innovation ne soit pas au rendez-vous, le fun est toujours présent et il saura contenter le besoin d’aventure de tous les fans désabusés depuis le reboot de la licence en 2013 (dont je fais personnellement partie, ce qui pourrait d’ailleurs faire l’objet d’une chronique si certains sont intéressés). Si sa courte durée de vie peut surprendre, on relativise rapidement en remarquant qu’elle est largement suffisante pour éviter une redondance qui conduirait inexorablement à de l’ennui et de la lassitude. En revanche, si un troisième opus doit voir le jour, espérons que de véritables nouveautés soient à la clé, sans quoi la formule pourrait rapidement s’essouffler.

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