The Walking Dead (saison 7) : une saison psychologiquement captivante

Bonjour à toutes et à tous !

Me voici de retour pour vous parler de l’une des séries américaines les plus populaires depuis maintenant plus de sept ans : The Walking Dead. On ne la présente normalement plus mais au cas-où certains retardataires se seraient faufilés parmi vous, voici une petite séance de rattrapage.

Rick Grimes, adjoint du shérif à Atlanta dans l’État de Georgie, se réveille à l’hôpital après plusieurs semaines de coma et découvre qu’une mystérieuse épidémie a décimé la totalité de la population en les transformant en « rôdeurs ». Après avoir retrouvé sa femme et son fils qui ont survécu, il va prendre la tête d’un groupe de survivants avec qui il va devoir survivre dans ce monde post-apocalyptique hostile, contre les rôdeurs mais également contre certains autres survivants qui se montrent plus dangereux encore…

Ayant toujours été un grand amateur d’histoires post-apocalyptiques impliquant de la survie, de l’action mais également des zombies (The Last of Us et Resident Evil ne font pas partie de mes jeux vidéo préférés pour rien), je ne pouvais pas passer à côté d’une telle série puisqu’elle réunit tout simplement les trois à la fois. C’est pourquoi j’ai commencé à la suivre à partir de la deuxième saison et, complètement convaincu par sa qualité, je n’ai jamais décroché depuis, attendant même chaque nouvelle saison avec beaucoup d’impatience.

Et autant vous le dire, étant donné l’épisode absolument brillantissime et rempli de tension qui a clôturé la sixième saison l’an dernier, mon impatience était cette fois-ci à son paroxysme ! Cette dernière ayant enfin été comblée par le visionnage de la saison sept, je vais pouvoir vous livrer mon avis.

 

Souvenez-vous, la sixième saison s’achevait avec l’introduction d’un nouvel antagoniste dont on avait beaucoup entendu parler mais qu’on n’avait encore jamais vu jusque là : Negan (incarné par Jeffrey Dean Morgan). Pour cela, les scénaristes avaient alors mis au placard le traditionnel season finale explosif pour privilégier une approche bien plus tendue où la « torture » psychologique prenait le pas sur les explosions et les meurtres en série. Et bien sachez que ce n’était que le début, cette septième saison étant intégralement centrée sur l’aspect psychologique grâce à un Negan extrêmement vicieux et violent mais néanmoins délicieusement charismatique. Il incarne à la perfection le genre d’antagoniste qu’on se surprend à adorer détester, à tel point qu’il ne laissera jamais personne indifférent. Ainsi, même dans les épisodes où il n’apparaît pas, on ne nous donne à voir que les conséquences de son influence et de sa puissance, sur les membres de la communauté de Rick principalement, mais également sur les membres de trois autres communautés.

Cet asservissement à la fois révoltant et fascinant permet alors de privilégier le développement des personnages en mettant presque totalement de côté les scènes d’action à grande échelle comme on pouvait en trouver dans les saisons précédentes. C’est simple, elles peuvent ici se compter sur les doigts d’une main. Ce point rebutera probablement tous les amateurs d’action mais ravira ceux qui aiment qu’un univers soit développé sous toutes ses coutures. Cependant, on ne peut nier que si cet objectif premier a été couronné de succès, il est également responsable d’une accumulation de remplissage faisant qu’entre le début et la fin de la saison, hormis les personnages, presque rien n’a changé. Mettre de côté l’action pour un moment, c’est bien, en garder un petit peu pour faire évoluer les intrigues, c’est mieux !

Pour cause, plus les épisodes avancent, plus on réalise que les mêmes situations se répètent encore et encore, à tel point qu’une forme de prévisibilité s’installe malgré quelques exceptions. Certains personnages en arrivent même à devenir plus irritants qu’autre chose, que ce soit parce qu’ils sortent toujours la même rengaine ou au contraire parce qu’ils n’arrivent pas à évoluer comme la situation voudrait qu’ils le fassent. Certes ce sont des réactions très humaines mais cela peut parfois devenir frustrant pour le spectateur. Parmi eux, impossible de ne pas citer Morgan et son insupportable et ridicule philosophie de vie ou encore Carol, qui continue tristement de s’enfoncer dans l’inutilité en passant du personnage le plus perspicace au personnage le plus frustrant de débilité. Heureusement, l’évolution d’autres personnages, aussi bien du côté des « gentils » que de celui des « méchants », permet de compenser en nous les donnant à voir sous un tout nouveau jour, même si certains d’entre eux restent trop sous-exploités.

 

En somme, cette septième saison au rythme bien plus lent qu’à l’accoutumée se démarque grâce à son traitement des personnages qui montre avec beaucoup de justesse la complexité de l’esprit humain, en particulier dans des situations extrêmement tendues. Ici, pas de place pour le manichéisme :  même le plus gentil des gentils et le plus méchant des méchants parviendra à vous surprendre par certaines de ses réactions. Dommage que cela se soit fait au détriment d’un peu plus d’action mais surtout d’une véritable évolution de l’intrigue générale, la faute à une première moitié de saison où chaque épisode explore la psychologie d’un personnage –ou parfois d’un groupe– sans jamais mêler les storylines. Espérons que la saison huit saura concilier le développement des personnages et l’action afin de nous offrir des épisodes réellement marquants, chose qui manque cruellement cette saison si on excepte le premier épisode.

7 réflexions sur “The Walking Dead (saison 7) : une saison psychologiquement captivante

  1. J’ai beaucoup aimé l’arrivée de Negan, c’est un personnage qu’on adore détesté. On se dit que c’est un fils de p*** mais on l’admire quand même car il est vraiment au dessus d’un « basic asshole » c’est un peu le dieu des connards quoi lol
    Il arrive à rentrer dans la tête des gens et à faire faire l’impossible aux gens ! J’aimerais beaucoup qu’on en sache un peu plus sur sa vie « avant » … pour voir si il exerçait un métier « normal » et si il était « normal » lol

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    1. C’est ça, il a beaucoup de personnalité c’est un personnage vraiment réussi ! Même quand il est pas là on sent toute l’influence qu’il a quoi, tout tourne autour de lui en fait.
      C’est vrai que ça serait intéressant, même savoir comment il en a arrivé à prendre la tête des sauveurs. J’espère qu’on en saura plus dans la saison 8 !

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  2. J’ai dévoré la série avec mon copain récemment et mon dieu qu’est-ce que je suis contente de ne pas avoir eu besoin d’attendre entre la fin de la saison 6 et le début de 7. Mais cette explosion de violence dès le début m’a clairement refroidie. C’est bien d’un côté de la série évolue, mais de l’autre ça perd un peu de son côté « zombiesque » …

    Je trouve que les personnages (de la saison 1 à la 7 globalement) ont une certaine facilité à se mettre dans la merde tout seul. Un exemple simple sortir seul sans prévenir : mauvaise idée qui se répète à chaque fois…

    Mais dans l’ensemble, c’est une bonne série à ne pas trop regarder en masse sous peine de rêver de morts vivants 🙂

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    1. Quand on y pense c’est une évolution assez logique en fait : au début les zombies étaient « nouveaux » donc forcément ils faisaient peur, mais au bout de 6 ans ils s’y sont habitués, et ce qui fait peur c’est maintenant les humains qui sont bien plus imprévisibles et dangereux que les zombies.
      Pour la débilité des personnages, effectivement, certains battent des records. Mais j’ai envie de te dire : dans une série pareille, s’il n’y avait pas de gros débiles on s’ennuierait beaucoup parce qu’il ne se passerait jamais rien haha ! Même si des fois ça reste franchement abusé quand même.

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