Parlons-en #2 : Horizon Zero Dawn, la révélation de 2017 à ne surtout pas manquer !

Bonjour à toutes et à tous !

C’est parti pour le deuxième numéro de la chronique « Parlons-en », encore une fois consacré à un jeu vidéo. Le fait que cet article paraisse le 7 novembre n’est pas anodin puisqu’en ce mardi sort enfin un DLC que j’attendais avec énormément d’impatience (alors que c’est un système que je n’approuve pas vraiment habituellement) : The Frozen Wilds, extension du jeu Horizon Zero Dawn.

Pour ceux qui seraient passés à côté (shame on you !), Horizon Zero Dawn est un jeu d’action-RPG développé par le studio néerlandais Guerrilla Games (Killzone) qui est sorti le 1er mars de cette année en exclusivité sur Playstation 4. Il met en scène une jeune femme, Aloy, qui évolue dans un univers futuriste post-apocalyptique appelé l’Âge de métal dominé par des créatures robotiques rappelant les dinosaures suite à l’effondrement de la civilisation humaine. Voici le synopsis du jeu :

Dans un monde post-apocalyptique vibrant et luxuriant, de colossales créatures mécaniques parcourent les terres qu’elles ont arrachées aux mains de l’humanité. Avec le temps, l’évolution de l’Homme a régressé jusqu’à une existence de tribus de chasseurs-cueilleurs, survivant au milieu de grandes forêts, d’imposantes chaînes de montagnes et de ruines lointaines d’une civilisation perdue, alors même que les machines sont devenues toutes puissantes. Vous incarnez Aloy, une chasseuse habile qui compte sur sa vitesse, sa ruse et son agilité pour rester en vie et protéger sa tribu des machines. Alors qu’elle cherche à faire la lumière sur ses mystérieuses origines, elle se retrouve embarquée dans un voyage captivant et émouvant qui la conduira à découvrir les secrets d’une civilisation oubliée et qui déterminera le destin de la planète, ainsi que de la vie humaine.

Cette présentation étant faite, je vais maintenant revenir sur mon expérience avec ce jeu qui, démarrant sur de mauvaises bases, a fini par devenir LA révélation de 2017 à mes yeux.

 

UNE PREMIÈRE APPROCHE DIFFICILE

Horizon 1
Le côté RPG peut être difficile à appréhender au départ

Je vais commencer ce récit par une révélation me concernant : j’ai parfois le vilain défaut de juger les choses un peu vite. Ainsi, alors que le jeu était au cœur de l’attention suite à sa sortie, je ne m’y intéressais pas le moins du monde puisque le peu d’images que j’en avais vu m’avaient convaincu qu’il s’agissait d’une sorte de Final Fantasy-like, aussi bien au niveau du gameplay que de l’univers graphique. Vous le constatez, je ne pouvais pas être plus à côté de la plaque. En voyant mon youtubeur préféré faire un let’s play dessus, je me suis quand même laissé tenter et j’ai regardé. Un épisode, deux épisodes, trois épisodes. Révélation : ce jeu a l’air énorme. Quelques jours plus tard, je décidais de me l’acheter.

Une fois l’aventure lancée, même si le plaisir était bien présent, il était tout de même relativement annihilé par un gameplay qui me déroutait énormément et qui avait tendance à me frustrer. Car il faut que je le précise, mais ce Horizon Zero Dawn était mon premier RPG. Du coup, je me retrouvais face à des ennemis extrêmement puissants avec un arc aux dégâts ridicules et un système de marchand que je ne comprenais absolument pas. Tous les arcs qu’il proposait avaient les mêmes stats, les autres armes ne me paraissaient pas intéressantes, je ne savais pas quoi faire des objets ramassés de peur de vendre des choses importantes qu’il fallait garder, les différentes tenues me laissaient perplexe. En bref, j’étais complètement dépassé et j’avais horreur de ça. Puis on m’a tout expliqué et c’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à prendre un pied monumental en continu, 44h durant.

 

ENTRE EXPLORATION ET COMBATS STRATÉGIQUES

 

En effet, c’est après quarante-quatre longues heures de jeu que je suis arrivé au bout de l’aventure Horizon Zero Dawn avec laquelle on en a clairement pour notre argent. Et le pire (enfin plutôt le meilleur) dans tout cela c’est qu’à aucun moment je n’ai ressenti la moindre lassitude ou le moindre ennui, contrairement à un Grand Theft Auto par exemple. Les développeurs sont parvenus à faire en sorte que l’expérience soit toujours renouvelée au fil du temps, quand bien même on en arrive indéniablement à faire la même chose encore et encore. Quoi qu’on fasse, le jeu nous donne toujours l’impression de relever de nouveaux défis, de faire quelque chose de différent et de réellement utile pour la suite de notre aventure. À travers une map immense et tout simplement somptueuse jonchée de différents panoramas qu’on ne cesse d’admirer, le joueur dispose d’un  très grand nombre de choses à faire sans que cela ne tombe dans le pur remplissage comme c’est malheureusement le cas d’un trop grand nombre d’open-world aujourd’hui. Que ce soit les quêtes secondaires, les différents défis à réaliser ou même la recherche de collectibles, tout possède un intérêt à ce que le joueur le fasse. Vous aussi vous en avez marre des quêtes à la Assassin’s Creed ou à la Grand Theft Auto qui vous demandent de ramasser tant d’objets pour… rien du tout excepté un malheureux trophée ? Rassurez-vous, dans Horizon Zero Dawn, votre détermination à explorer les moindres recoins sera récompensée ! XP, ressources ou matériel rare sont toujours à la clé et vous seront d’une grande utilité. Plus encore, les quêtes secondaires sont loin d’être ce qu’on appelle de simples « quêtes Fedex » (comprendre aller chercher quelque chose ou quelqu’un et le ramener) : malgré leur scénario peu original et, il faut l’avouer, pas toujours passionnant, elles donnent toujours l’impression d’agir pour une bonne raison, de sorte qu’on ne se sent absolument pas comme la boniche de service à tout faire de tous ces personnages non jouables.

 

Cependant, malgré toutes ces qualités, le véritable point fort du jeu repose sur le combat contre les machines à mes yeux. Comme je l’ai dit précédemment, au début du jeu, on se sent rapidement impuissant face à des machines dont la vélocité et la force sont tout bonnement impressionnantes par rapport aux capacités et à l’équipement d’Aloy. Et ce qui est bien, c’est que d’une certaine manière, cela reste valable tout le jeu. On a beau améliorer le personnage à fond grâce à l’arbre de compétences et booster son équipement avec des modifications à haut niveau, le jeu garde sa ligne directrice : les machines ont et auront toujours le dessus par rapport au joueur, quoi qu’il arrive. Il est évident qu’on finit par éprouver moins de difficultés au fil du jeu mais le défi reste toujours là. Contrairement à beaucoup de jeux où, à la fin, des combats qui duraient plusieurs minutes à l’origine ne durent plus que quelques secondes, ceux d’Horizon Zero Dawn continuent de durer de longues minutes même avec le meilleur équipement possible. Ils sont d’autant plus intéressants que derrière chaque combat se cache une véritable stratégie : chaque ennemi ayant des points faibles et des atouts, bombarder sans réfléchir se révèle être très fastidieux. Le joueur doit attentivement étudier chacun des types de robots (qui sont relativement nombreux) pour retenir quels sont ses points faibles et ses différentes attaques afin de s’adapter en conséquence. C’est personnellement le premier jeu où j’observe un tel système (du moins, un système aussi poussé), et je dois dire que j’ai tout bonnement adoré cela. Pour conclure sur ce point, je dirai simplement que quel que soit le stade du jeu où on se retrouve, chaque combat représente un défi à surmonter et on ne cesse, même au bout de quarante heures, de prendre son pied à mener des batailles véritablement épiques (d’ailleurs, j’ai rarement vu un final de jeu aussi épique et magistral que celui-là).

 

UNE HISTOIRE PASSIONNANTE ET ÉMOUVANTE

 

L’autre grosse surprise d’Horizon Zero Dawn pour moi a été son scénario. D’après ce que j’avais compris et surtout vu, il s’agissait d’une histoire somme toute basique de combats entre tribus sur fond post-apocalyptique. Mais le temps de dire ouf, sans même m’en rendre compte, je me suis retrouvé happé dans une histoire beaucoup plus profonde et complexe que je ne l’imaginais. La narration est tellement fluide et maîtrisée qu’on ne réalise pas immédiatement tout le chemin qui a été parcouru au fur et à mesure du jeu. Il faut bien attendre quelques heures et de grosses révélations pour en prendre conscience, ce qui nous pousse à nous poser et à nous dire : « Bon, on en est-où là ? ». Puis c’est à ce moment précis qu’on réalise l’ampleur du scénario qui nous laisse littéralement sur le cul. À la fois épique et émouvant, Horizon Zero Dawn (un titre qui trouve son explication dans le jeu, d’ailleurs) nous fait vivre une aventure passionnante et bouleversante à laquelle on ne s’attendait pas du tout, le tout avec une écriture de grande qualité qui se dévoile petit à petit. Une fois la cinématique finale terminée, on ne peut s’empêcher d’être ému et parcouru de frissons. Avant même qu’on ne s’en rende compte, après pourtant quarante longues heures de jeu, on se dit qu’on en aurait voulu plus : on n’a pas vu le temps passer et on en redemande. Et ceci vaut tout autant pour le personnage d’Aloy qui est si simple mais pourtant si charismatique en même temps. Après tout, quand on y pense, elle n’a pas une personnalité si percutante que cela et il est clair qu’elle ne restera pas dans les annales des personnages vidéoludiques, mais on ne peut s’empêcher de penser à elle avec énormément d’empathie, preuve qu’elle parvient malgré tout à marquer l’esprit du joueur. De la même manière que l’histoire en elle-même, on ne peut qu’être ému et touché par tout le chemin qu’elle a parcouru, par tout ce qu’elle a dû endurer de l’enfance à l’âge adulte pour trouver des réponses à ses questions et pour enfin parvenir à trouver sa place dans ce monde. C’est d’ailleurs là qu’on réalise que c’était une excellente idée de commencer le jeu par une partie de son enfance puisque cela ne fait que renforcer l’attachement qu’on éprouve pour elle, tout en offrant au scénario sa partie la plus émouvante. Ceci est une remarque tout à fait personnelle mais je pense que si ce scénario avait été réalisé pour un simple TPS (Third Person Shooter) et non un RPG, il aurait probablement été plus marquant et plus touchant encore qu’il ne l’est déjà puisqu’il n’aurait pas été entrecoupé de longues phases d’exploration ou de réalisation de quêtes secondaires. Même si évidemment, à l’heure actuelle, il est extrêmement difficile d’imaginer l’univers d’Horizon Zero Dawn sans le côté RPG qui lui apporte une ampleur considérable. Il suffit de voir le nombre astronomique de documents et autres fichiers audio que l’on peut trouver pour voir à quel point il est riche et travaillé.

 

Vous l’aurez compris en lisant ces lignes, Horizon Zero Dawn a été une véritable révélation pour moi et il représente sans le moindre doute le jeu à ne pas manquer de cette année 2017. J’irai même jusqu’à dire qu’il s’agit de l’un des meilleurs jeux auxquels il m’ait été donné de jouer tant il est parvenu à marquer mon esprit. Rien que le fait de vous écrire cet article m’emplit de nostalgie et me donne envie de replonger corps et âme dans son univers. Attention cela dit : étant donné que ce n’est pas le but de cette chronique, je ne me suis pas attardé sur les quelques défauts du jeu qui, bien évidemment, n’est pas parfait. Par exemple, clipping, expressions faciales quasi-inexistantes, défauts audio, bugs de collision et animations ratées sont à noter, mais sachez qu’ils restent minimes et qu’ils n’entravent en rien l’expérience de jeu (bon, sauf les bugs de collision qui pourront causer votre mort lors de certains combats).

Quoi qu’il en soit, à l’heure où vous lisez ces lignes, je suis probablement déjà manette en main pour découvrir le DLC The Frozen Wilds qui promet de nombreuses nouvelles heures de poésie et d’aventure. Bien entendu, je ne manquerai pas de vous faire parvenir ma critique à son sujet dès que je l’aurai bouclé !

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