[PGW 2018 – Preview] Days Gone : le jeu qui n’invente rien… mais qui le fait bien !

Si Resident Evil 2 était mon must see absolu de cette Paris Game Week, un autre jeu faisait partie des immanquables à mes yeux : Days Gone, la prochaine grande exclu de Sony développée par Bend Studio (Syphon Filter, Uncharted : Golden Abyss). Ce nouveau jeu d’action-aventure post-apocalyptique, dont on a appris récemment que la sortie prévue le 22 février 2019 était finalement repoussée au 26 avril, nous place aux commandes de Deacon St. John, un biker cherchant à survivre dans un monde ravagé par une pandémie ayant transformé toute la population en Freakers, des créatures sauvages et meurtrières. Rien de bien original donc, ce qui fut également le cas avec les deux démos jouables qui étaient les mêmes que celles déjà présentées lors de l’E3 2018. Mais là encore, l’expérience manette en mains peut tout changer.

 

The Last of Us 2.0 ?

Dans la première démo, qui correspond à une mission faisant partie du scénario, on se rend accompagné d’un autre survivant dans une station service abandonnée afin de mettre la main sur divers ressources, et en particulier sur une pièce de moto. Mais puisque rien n’est jamais facile dans un monde post-apocalyptique, la zone est évidemment infestées de freakers, que notre acolyte va se charger d’éloigner en faisant diversion pendant qu’on prend le temps d’explorer la zone.

C’est ainsi qu’on se retrouve aux commandes de Deacon, dont la prise en main se veut aussi rapide que classique. Armé d’une batte de base-ball, d’un fusil à pompe et d’un pistolet, le choix de l’approche dépend alors de l’envie de joueur : foncer dans le tas et nettoyer la zone pour explorer tranquillement ou se faufiler discrètement ? Pour ma part, j’ai opté pour l’infiltration et me suis faufilé de hautes herbes en hautes herbes à travers les différents bâtiments, éliminant d’un coup de couteau dans la tête les malheureux freakers qui osaient se trouver sur mon chemin.

Si une telle séquence n’a absolument rien d’original en soi, elle ravira néanmoins parfaitement tous les fans du genre comme moi. Se faufiler dans chaque bâtiment afin d’y récupérer de nombreuses ressources comme des armes blanches, des bandages ou encore des ressources de craft (pour fabriquer un cocktail molotov par exemple) avec cette inquiétude permanente de tomber nez-à-nez avec un freaker au détour d’une pièce confère toujours ce sentiment d’adrénaline si agréable pour les amateurs de survival. En témoigne ce moment où, après avoir fait un peu trop de bruit, j’ai dû me faufiler rapidement sur le toit de la maison la plus proche afin de ne pas me faire repérer par les ennemis se pointant dans ma direction.

Mais au moment où on se rapproche du garage dans lequel se trouve le sésame que l’on recherche, les ennuis sont inévitables. Nous voilà face à quatre ou cinq enfants freakers qui veulent nous faire la peau. Ce fut donc le moment d’arrêter de jouer les Sam Fisher pour tâter de la chevrotine dans les règles de l’art. C’est sans grande difficulté qu’on se débarrasse de ces garnements, avec deux problèmes cependant : les coups de feu n’ont visiblement pas alerté tous les ennemis se trouvant aux alentours et l’un des cadavres s’est mis à faire du break dance à travers le sol – comprenez par là qu’il a bugué. Un peu dommage.

À peine avons-nous le temps de nous réjouir d’avoir mis la main sur la fameuse pièce que notre acolyte nous hurle à travers le talkie-walkie de lui venir en aide alors qu’il voit un groupe humain s’approcher de lui. Car comme dans tout univers post-apocalyptique qui se respecte, ce ne sont pas tant les monstres que les humains dont il faut se méfier… À juste titre. Une cinématique de torture plus tard, voilà qu’on se retrouve pris dans notre premier gunfight qui, là encore, se situe dans la lignée directe de ce que pouvait offrir un The Last of Us. Ni surprise ni dépaysement donc, mais toujours autant de plaisir à mettre (et à manquer) quelques headshots aux vilains pour économiser le maximum de balles.

 

Deacon vs. La Horde

Ceci étant fait, j’ai alors eu l’occasion de m’essayer à la seconde démo qui a tant fait parler d’elle auprès de la presse, qui mettait notamment en avant sa difficulté : je parle bien sûr de celle dans laquelle on se retrouve confronté à une horde composée d’une centaine de freakers qui nous pourchassent. Après avoir subi un deuxième (très) long temps de chargement, nous voilà surplombant cette immense foule animée aux côtés de Deacon. Le temps d’ouvrir la roue des armes pour apercevoir une mitrailleuse lourde chargée à bloc et quelques explosifs, et c’est parti pour le rodéo.

J’ai commencé par lancer mes trois cockails molotov au beau milieu de la horde pour me débarrasser d’un certain nombre… avant de prendre mes jambes à mon cou en les voyant brusquement débarquer sur moi, le tout avec une simple et unique baisse de framerate d’une seconde. Il faut savoir que dans de telles conditions, l’erreur n’est pas permise, et ce n’est pas sans une certaine fierté que je peux vous dire avoir réussi à me débarrasser de tout ce beau monde sans mourir une seule fois. Pour cela il faut : une bonne dose d’endurance (qui n’hésite pas à nous ajouter un coup de pression supplémentaire quand elle arrive à son terme), une bonne utilisation de l’environnement (camions-citerne, barils explosifs, barrières en bois, rondins de bois à faire glisser, tout peut servir), quelques grenades et surtout beaucoup de balles.

Quoi qu’il en soit, je peux vous dire que cette séquence était véritablement jouissive à jouer et qu’elle m’a mis des coups de pression plus d’une fois. Pleine de tension, elle permet par ailleurs de montrer que si le jeu n’atteint aucun sommet techniquement parlant, il assure tout de même le job comme il faut en dépit des multiples explosions à l’écran et d’une horde colossale à animer. Alors certes, on peut lui reprocher de ne pas être parfait sur tous les plans, mais il est clair que Days Gone n’a pas réellement à rougir de sa qualité, quand bien même il souffrira indéniablement de la comparaison avec les autres exclusivités de la machine qui sont toutes clairement largement au-dessus.

 

En définitive, je dirai donc tout simplement que de jouer à ces deux démos par moi-même m’a énormément rassuré au sujet de ce titre. Il est évident qu’il ne révolutionnera en rien le genre post-apocalyptique qui a déjà connu de nombreuses heures de gloire sur nos machines ces dernières années, mais doit-on le condamner pour cela ? Après tout, à moins de se révéler être un gros pétard mouillé (ce qui, je dois l’avouer, est une de mes craintes), il n’y a pas de raison à ce qu’on ne prenne pas une nouvelle fois du plaisir à parcourir un énième univers post-apocalyptique s’il est bien fait. Et d’après ces démos, c’est bien parti pour ! Rendez-vous le 26 avril 2019 pour en avoir le cœur net.

 


VOIR AUSSI :

> Compte rendu général de la Paris Games Week 2018

> Preview de Resident Evil 2 Remake

> Preview de Call of Cthulhu

> Preview de The Dark Pictures Anthology : Man of Medan

> Preview de Hitman 2

> Preview de Devil May Cry 5

> Preview de Trials Rising


 

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