E3 2019 : bilan et highlights d’une édition où plane l’ombre de fin de génération

Toutes les bonnes choses ont une fin. Après trois jours de conférences passés à une allure folle, la 25ème édition de l’E3 touche déjà à sa fin pour la partie conférences de presse. Si l’aventure continue, commence même, pour l’ensemble des chanceux qui sont sur place à Los Angeles mais aussi pour les journalistes qui vont avoir accès à des présentations « behind closed doors » d’un certain nombre de jeux, il est temps pour nous de dresser un bilan de l’événement, qui a connu sans réelle surprise une petite année.

> Lire aussi : Mes attentes pour l’E3 2019

 

Un pré-E3 soporifique : Electronic Arts et son EA Play

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaiterais revenir brièvement sur l’EA Play qui s’est tenu en pré-E3, le 8 juin entre 18h15 et 21h15. Étant donné qu’il ne s’agissait pas d’une véritable conférence, j’ai fait le choix de ne pas y consacrer un article, d’autant plus que, soyons honnête, il n’y avait encore une fois pas grand-chose à se mettre sous la dent. Si on peut saluer l’intelligence d’Electronic Arts à ne pas avoir cherché coûte que coûte à proposer une conférence qui aurait été vide de contenu, il est clair qu’ils ont encore de gros problèmes de communication qu’il serait plus qu’urgent de régler. C’était dans l’ensemble assez soporifique : beaucoup de bla bla, pas toujours de concret (Fifa 20), et ce n’est pas forcément ce que le public attend lors d’un tel événement. J’espère sincèrement qu’ils vont travailler là-dessus avant l’arrivée de la prochaine génération, parce que cela fait maintenant quelques années qu’EA s’embourbe dans une gestion désastreuse de son entreprise et ils ne tiendront pas éternellement de cette manière.

Personnellement, je n’en attendais rien, et je n’ai pas été déçu. On savait à quoi s’attendre puisqu’ils avaient proposé bien en avance un planning complet et détaillé, donc il n’y a pas matière à critiquer sur ce point. J’en retiendrai même la vidéo de gameplay de Star Wars Jedi : Fallen Order (Respawn Entertainment), qui semble avoir beaucoup divisé les fans et le public mais qui a su attirer mon attention de néophyte par sa dimension action/aventure très « Unchartedienne ». Alors certes, graphiquement on a vu mieux, le gameplay n’est pas parfait, les combats sont un peu mous malgré des mécaniques très attirantes (les pouvoirs notamment), mais je pense qu’il y a moyen de faire quelque chose de sympa. N’oublions pas qu’il ne s’agit que d’une démo alpha. D’autant plus que les retours de la presse se sont montrés un peu plus enthousiastes avec ce qu’ils ont pu voir « behind closed doors ». Ceci dit, ne nous voilons pas la face : un jeu estampillé EA ne sera clairement pas le GOTY. Je regrette tout de même qu’aucun créneau n’ait été réservé à Anthem pour rassurer les joueurs et nous faire part des projets de BioWare pour l’avenir du jeu – ce qui a été fait, mais à la va-vite entre deux présentations. EA semble réellement vouloir se détacher de ce projet qui a pourtant été ruiné à cause d’eux… Si seulement ils assumaient leurs erreurs pour une fois.

Enfin, même si comme je le disais l’an dernier, j’ai complètement lâché Les Sims avec la quatrième génération afin de ne plus cautionner la politique honteuse de l’éditeur sur cette licence, je dois avouer avoir trouvé la présentation du nouvel add-on, appelé Îles Paradisiaques, très sympathique. Je suis même plutôt étonné de voir que de nouvelles extensions continuent de voir le jour cinq ans après la sortie du jeu de base puisque je pensais, à force de ne pas en entendre parler, que Les Sims 4 n’avait pas vraiment trouvé son public. Il faut croire que je me trompais, et que la prochaine génération de l’indétrônable simulateur de vie n’est pas pour tout de suite.

 

Une édition 2019 qui sauve les meubles

Passons maintenant aux conférences de l’E3 en lui-même. À moins d’être un éternel optimiste, on se doutait tous un peu que cette année ne serait pas extraordinaire pour le salon. Les moins optimistes pensaient même qu’elle serait moins bonne que celle de l’année dernière, qui était déjà quelque peu marquée par l’ombre de fin de génération qui planait au-dessus du Convention Center de Los Angeles. Avec l’absence inédite de Sony, qui a d’ores et déjà bouclé son programme de fin de génération, et le retrait d’Electronic Arts, on savait que cet E3 2019 n’aurait pas la même saveur que d’habitude. Toutefois, on pouvait quand même espérer que certaines conférences seraient là pour maintenir le niveau, en particulier Microsoft qui avait pour une fois le champ complètement libre afin de briller en l’absence de Sony. Ce fut malheureusement une véritable occasion manquée pour la firme, qui a préféré jouer la simplicité. Très peu de grosses annonces, beaucoup de jeux indépendants, une timide présentation de la prochaine génération. Bref, rien de mirobolant, donc forcément, la déception est présente. Mais peut-on réellement leur en vouloir ? Après tout, il est vrai qu’il n’aurait pas été très judicieux de leur part de dévoiler toutes leurs cartes maintenant. On aurait cependant apprécié un petit avant-goût plus spectaculaire de ce qui nous attendra l’année prochaine.

Finalement, et ce fut la belle surprise du salon, du côté des constructeurs c’est plutôt Nintendo qui ressort comme étant le grand gagnant de cet E3 2019. Je n’ai personnellement pas suivi l’ensemble de la conférence, mais j’en ai eu quelques aperçus et c’était visiblement une conférence bien rythmée, complète et parfois même très amusante que nous a livré la firme japonaise cette année. De quoi rattraper celle de l’an dernier, unanimement vécue comme un échec puisqu’ils avaient fait le choix étonnant de consacrer l’essentiel de leur présentation à Super Smash Bros Ultimate sur Switch. Beaucoup en retiendront ce qui est probablement l’une des plus grosses surprises de cette année : l’annonce d’une suite au très apprécié The Legend of Zelda : Breath of the Wild (Nintendo EPD) en tant que « one more thing ». C’est pour ce genre de surprises qu’on aime l’E3, et c’est dommage qu’on n’en ait pas eu davantage cette année. On aurait pu avoir la même chose chez Ubisoft avec Watch Dogs Legion (Ubisoft Toronto), si seulement l’éditeur n’avait pas encore été victime d’une série de leaks en amont de la conférence. Sa présentation reste tout de même à mes yeux l’un des temps forts de cet E3, à l’image de cette conférence qui fut solide et réussie malgré son faible contenu dans l’ensemble. Il en est de même pour Square Enix, qui aura bien rattrapé son échec de l’an dernier avec une vraie conférence cette fois, contenant son lot de beaux moments et de belles annonces. Quant à Bethesda, à l’image de l’an dernier, il ne s’agit pas d’une conférence qui restera dans les annales… mais elle aura au moins eu le mérite de nous faire rire tout du long, et rien que pour cela, on les pardonne un peu.

 

Le petit gameplay est demandé à l’accueil par les gamers

En résumé, on ne peut définitivement pas dire que cet E3 2019 était mauvais en soi, pour peu qu’on n’ait pas fait l’erreur de placer la barre de ses espérances beaucoup trop haute dans un contexte de fin génération tel que celui-ci. Certes, les grosses annonces se font un peu désirer, mais il y a quand même eu un certain nombre d’annonces de faites par-ci par-là. En revanche, et ce sera le gros point noir que l’on retiendra des conférences cette année puisqu’elles ont réussi à faire pire que l’an dernier : on ne pourra que déplorer le manque cruel de gameplay, qui était la majeure partie du temps aux abonnés absents. L’E3 2019 était l’E3 des trailers et des cinématiques CGI. On sait que cela fait partie du jeu, que c’est le moment pour les éditeurs d’en mettre plein les yeux au public, mais il ne faut pas oublier que nous sommes avant tout des joueurs. Et en tant que tel, il est tout à fait normal que l’on cherche à savoir de quoi il en retourne réellement, surtout quand on sait qu’il n’est pas rare que le gameplay soit loin de nos attentes après le visionnage d’un trailer.

Pour le coup, un immense carton rouge à Microsoft donc, qui n’en a pas présenté un seul, même pour des jeux comme Gears 5 (The Coalition) qui sont censés sortir dans tout juste quelques mois. On se doute que le jeu sera présent sur le salon et que les vidéos finiront sur les sites de presse très rapidement, mais tout de même. Il en est de même pour Bethesda qui, certes, a présenté une séquence de gameplay pour Doom Eternal (id Software) et l’un de ses jeux mobile, mais qui a manqué l’occasion de présenter plus en détail certains des autres jeux évoqués. Heureusement, les choses ont commencé à s’arranger avec Ubisoft, qui a réellement joué le jeu avec une grande présentation de Watch Dogs Legion, mais surtout avec Square Enix et Nintendo qui ont présenté du gameplay pour une grande partie des jeux annoncés. Une fois encore, on sera tenté de mettre cela sur le compte du contexte particulier de cet E3, mais j’espère sincèrement que le tir sera corrigé dès l’année prochaine avec la présentation de la nouvelle génération. Parce que le lancement d’une nouvelle génération sans gameplay, pour le coup, ce serait tout simplement impensable.

 

En conclusion, on peut dire que cette 25ème édition de l’E3 a fait comme elle a pu pour sauver les meubles et combler le vide avant l’arrivée de la prochaine génération. Beaucoup seront déçus et estimeront que cette année n’était vraiment pas bonne, mais exception faite de Microsoft qui aurait largement gagné à faire un peu plus d’efforts pour sa conférence, tous sont parvenus à maintenir un certain niveau à un moment où tous les studios ont déjà un pied dans la next-gen. De ce fait, je ne semble pas trop m’avancer en disant que la 26ème édition sera sans aucun doute exceptionnelle et à ne surtout pas manquer. Avec la présentation, enfin, de la nouvelle génération, on risque d’avoir droit à du grand spectacle (qui manquait encore un peu cette année), de nombreuses grandes annonces et par-dessus tout, on croise les doigts, beaucoup de gameplay. Rendez-vous l’année prochaine, donc. Pour ma part, je suis déjà plus qu’impatient.

 

Mes highlights

Avant de refermer définitivement la page E3 2019 sur le blog, je tiens quand même à faire une petite présentation de mes highlights de cette édition, qui ne sont malheureusement toujours pas aussi nombreux que je le souhaiterais.

 


Watch Dogs Legion (Ubisoft Toronto)

6 mars 2020 – Playstation 4, Xbox One, PC, Stadia


C’était l’une de mes principales attentes pour cette année, et elle a été comblée de la plus belle des manières avec des trailers et une grosse séquence de gameplay. J’avais bien aimé Watch Dogs et Watch Dogs 2, mais comme je le reproche souvent à Ubisoft, je trouvais qu’ils manquaient cruellement d’ambition en dépit du fort potentiel d’une telle licence. Il semblerait que le message soit passé puisque c’est avec des mécaniques de gameplay entièrement revues et inédites que l’on parcourra les sombres rues de ce Londres post-Brexit. J’ai plus que hâte !

 


Ghostwire Tokyo (Tango Gameworks)

Non daté – Aucun support annoncé


On savait que Shinji Mikami (Resident Evil, The Evil Within) serait présent à l’E3 cette année, et beaucoup (dont moi) s’attendaient à l’annonce d’une suite à The Evil Within 2. Raté, puisque c’est avec un trailer très énigmatique que le monsieur a présenté Ghostwire Tokyo, son nouveau jeu d’action/aventure horrifique. Ce dernier se déroulera à Tokyo, où l’on incarnera un personnage chargé de comprendre ce qui provoque la disparition de la population, de manière apparemment surnaturelle. On ne sait absolument rien de plus à propos du jeu, pas même sur quelles consoles il sortira. Mais étant donné la qualité graphique du trailer, cela ne m’étonnerait pas qu’il soit prévu pour la prochaine génération… et donc qu’on ne le reverra pas avant l’E3 2020.

 


12 Minutes (Annapurna Interactive)

Non daté – Xbox One, PC


C’est la belle petite surprise de la conférence Microsoft pour moi. Bien qu’on ne sache pas grand-chose de ce jeu qui n’a été présenté qu’à travers ce trailer de deux minutes, on sait déjà qu’il s’agira d’un thriller narratif et interactif se déroulant dans une boucle temporelle, d’où le nom. Mais 12 Minutes surprend avant tout par sa direction artistique très particulière, qui va nous faire vivre l’histoire à travers une vue plongeante sur les événements, un choix qui semble d’ailleurs servir à instaurer une ambiance assez sombre. À surveiller de très près.

 


Star Wars Jedi : Fallen Order (Respawn Entertainment)

15 novembre 2019 – Playstation 4, Xbox One, PC


N’étant pas fan du tout de Star Wars, je n’avais pas entendu parler de ce jeu avant cet E3, où j’ai commencé à entendre dire qu’il prenait une dimension très « Unchartedienne ». Il n’en fallait pas plus au grand fan d’Uncharted que je suis pour me donner envie d’en savoir plus à son sujet. Et effectivement, malgré les retours assez mitigés des joueurs dans l’ensemble, j’ai été plutôt séduit par la vidéo de gameplay. Ce ne sera probablement pas le jeu de l’année, mais il y a moyen de vivre une aventure sympathique dans la peau d’un Jedi. Je garde un œil dessus, donc.

 

C’est tout pour cette année. Comme l’an dernier, quelques autres jeux ont bien entendu attiré mon attention également, à l’image de Cyberpunk 2077 (CD Projekt), Blair Witch (Bloober Team), DEATHLOOP (Arkane Studios) et Ghost Recon Breakpoint (Ubisoft) notamment, mais ce sont avant tout des jeux sur lesquels je garde un petit oeil et que je ne suis pas certain de faire un jour. J’attends pour cela d’en voir plus, d’avoir davantage de retours à leur sujet, et dans le pire des cas, je les découvrirais éventuellement à travers des let’s play sur YouTube.

 


Retrouvez tous les débriefs de l’E3 2019 :

> Conférence Microsoft

> Conférence Bethesda

> Conférence Ubisoft

> Conférence Square Enix


 

Voir aussi…

J’ai été invité dans l’émission #142 des Share Players par le copain Yannick pour faire un grand bilan de cet E3 2019 en compagnie de Reddah et Nico Augusto. Un long débat mêlant sérieux et humour qui fut vraiment sympathique à tourner !

13 réflexions sur “E3 2019 : bilan et highlights d’une édition où plane l’ombre de fin de génération

  1. Comme on en a déjà discuté sur twitter, on sera pas trop d’accord sur la présence ou non de gameplay et de cinématiques, du coup j’évite d’en reparler ici 😀
    Pour le reste je te rejoins sur 12 Minutes qui suscite une énorme curiosité, ainsi que GhostWire tant pour la qualité de la cinématique, son univers que la présentation très enthousiaste de Ikumi Nakamura que Shinji Mikami a mis en avant de manière très classe. C’est aussi là que l’E3 est super important : il permet à des artistes qui restent habituellement dans l’ombre (en l’occurrence, elle a fait un magnifique travail de design sur The Evil Within et presque personne ne la connaissait !) de prendre la parole et révéler leurs talents. Je suis rarement intéressé quand les conférences nous amènent leurs communicants et dirigeants pour parler des jeux, mais quand il s’agit de développeurs et développeuses pas habitué(e)s aux caméras, qui viennent nous raconter leur truc avec un énorme stress et une passion débordante, ça donne quand même très envie de les suivre et de regarder leur jeu de plus près. Pourtant je suis déjà sûr que je serais absolument incapable de jouer à GhostWire car ça fera trop peur 😀

    Sinon, je retiens Nintendo qui était un peu le seul à pouvoir raconter quelque chose car leur prochaine génération de console est encore loin.

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    1. C’est vrai que le passage d’Ikumi Nakamura sur scène était très rafraîchissant, elle était pétillante comme tout. J’aurais même dû en parler dans mon compte rendu de la conférence Bethesda, ce n’est pas sérieux de ma part haha ! En tout cas j’ai hâte d’en savoir plus sur le jeu. Peut-être au Tokyo Game Show ? Après, avec Mikami je pense qu’on peut s’attendre à quelque chose d’abordable en terme de peur, à l’image de Resident Evil ou The Evil Within.

      Quant à Nintendo, effectivement j’en ai entendu le plus grand bien, même si j’ai aussi eu des retours comme quoi ils ne proposent encore une fois aucune réelle nouveauté (dans le sens de nouvelle licence ou jeu réellement inédit).
      Ce qui me fait rire d’ailleurs, parce que justement, avec les retours de l’émission que j’ai faite chez les Share Players je vois qu’il y a deux poids deux mesures sur la question. J’en prends plein la gueule dans les commentaires parce que j’ai osé dire que j’ai aimé la conférence d’Ubisoft, dont les productions seraient formatées et toutes identiques, alors que derrière ça décrit Nintendo, qui fait exactement la même chose, comme le Messi. Et vu qu’en plus j’ai osé dire que je n’accrochais pas avec l’univers Nintendo, catastrophe. Mais bon haha.

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    2. Mouais enfin, des vidéos que j’ai vu de The Evil Within, je trouve ça très flippant moi :p

      Pour Nintendo, les gens achètent leurs consoles en connaissance de cause depuis trente ans aussi. J’ai acheté une Switch en sachant que je jouerai à un nouveau platformer Mario, à un Mario Tennis, à un Pokémon, etc. De fait celles et ceux qui aiment les consoles Nintendo n’ont pas la même appréhension vis-à-vis du manque d’originalité. D’autant plus que la créativité reste formidable, par exemple Super Mario Odyssey apporte plein d’idées de gameplay, Breath of the Wild a complètement renversé le système habituel des Zelda (même si je n’ai pas aimé), Mario Tennis a redynamisé le genre avec de nombreuses idées aussi. Je pourrais citer Captain Toad, ou le dernier Yoshi qui apporte son lot d’idées.

      Mais Ubisoft sort encore et toujours la même formule, appliquée à des jeux qui parfois n’ont aucun intérêt à se la voir appliquée. Je pense à la catastrophe Trials Rising par exemple qui aurait été un super jeu sans l’enrobage Ubisoft où l’éditeur a tenté d’y coller des fonctionnalités qu’ils utilisent déjà dans tous leurs autres jeux.

      Alors je pense que tu te méprends un peu sur les critiques : c’est pas forcément l’absence de nouvelle licence qui gêne le plus, c’est l’absence de créativité. Ubisoft l’a fait par exemple avec Assassin’s Creed Origins qui apportait beaucoup de choses à la licence et qui lui a permis de retrouver l’intérêt de plein de monde. Mais derrière ils sont repartis sur leurs vieilles habitudes avec un Assassin’s Creed Odyssey qui faisait exactement la même chose que son prédécesseur. Ca n’a pas empêché plein de gens d’aimer le jeu, néanmoins j’ai pas souvenir d’avoir vu deux Super Mario proposer l’exact même game design, et c’est probablement pour ça que malgré des licences qui ne se renouvellent pas, les fans de Nintendo sont contents.

      Après évidemment, t’as des fans insupportables, je suis le premier à le dénoncer constamment : que ça soit Sony ou Nintendo (particulièrement bruyants sur les réseaux sociaux les fans de ces deux éditeurs), ou les fans de CD Projekt ou que sais-je, m’atterrent terriblement. Faut arrêter ces constantes oppositions et cette manière de crier au graal à chaque annonce de son éditeur favori : qu’on soit juste content de voir des bons jeux un peu partout.

      D’ailleurs même si la conférence Ubisoft m’a ennuyé (j’en peux réellement plus de Tom Clancy et tout ce qu’il symbolise), j’attends de pied ferme Gods & Monsters qui a une DA géniale.

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    3. Si t’as vu des vidéos du 1, c’est vrai qu’il a quand même ses moments où il fait bien flipper. Le 2 l’est beaucoup moins en revanche, si tu veux éventuellement tester quelque chose de plus soft.

      On est d’accord sur ça, c’est justement ce que certains m’ont répondu dans les commentaires. Et comme je leur ai dit, heureusement que Nintendo innove davantage sur le gameplay qu’Ubisoft, parce que c’est le cœur même de leurs jeux. Je doute que les joueurs Nintendo y jouent pour le scénario, contrairement, éventuellement, à des joueurs Ubisoft.
      Mais dans le fond, excepté cette petite différence qui joue, pour moi ce n’est pas si différent d’un éditeur à l’autre. Et c’est une critique comme ça ne l’est pas. Personnellement, je suis le premier à gueuler contre Ubisoft qui, comme tu l’as dit, recycle parfois des mécaniques dans des jeux où elles n’ont pas lieu d’être. Mais d’un autre côté, je ne vais pas forcément gueuler contre le « formatage » de ses licences, parce que c’est le genre de jeux que j’aime : des TPS, des OW. Et c’est pareil chez Nintendo. Je comprends que les joueurs y trouvent leur compte si c’est leur style. Seulement, j’estime qu’il faut arrêter de taper sur toute l’industrie pour des choses que Nintendo pratique aussi.

      Enfin, dans tous les cas j’en ai débattu dans les commentaires de la vidéo et tout s’est très bien passé. Ce n’était pas des fans boys bêtes et méchants qui voulaient simplement défendre Nintendo, ils ont entendu mes arguments, j’ai entendu les leurs, donc tout va bien. C’est aussi ça le but d’une telle vidéo, je suis content d’avoir pu en discuter. Puis honnêtement, en tapant sur Nintendo, je me doutais bien que j’allais me faire massacrer derrière haha ! 😃

      Pour G&M, effectivement il a beaucoup plu. Perso sa DA très Nintendo m’a complètement rebuté, comme tu dois t’en douter haha ! Mais c’est bien, pour le coup, qu’Ubisoft se risque à quelque chose de nouveau dans leur catalogue.

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    4. Pour le coup le fait d’avoir des TPS me gêne pas particulièrement, mais bon, retrouver les mêmes schémas narratifs, les mêmes idées narratives (Tom Clancy quoi…), la même map imbuvable avec un milliard d’icônes, ça me déprime rien qu’à y penser haha. C’est pour ça que je n’ai toujours pas joué à Far Cry 5 ou The Division 2 dont j’ai bien aimé les prédécesseurs.

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    5. Sur la map je te rejoins entièrement, ça fait partie des points que je leur reproche justement. Je suis en train de faire Assassin’s Creed Origins et autant c’est l’un des plus beaux open world que j’aie vu à ce jour, autant d’entrée de jeu j’ai su que la taille de la map serait un problème et surtout un prétexte à d’innombrables quêtes sans intérêt et répétitives. Ça ne loupe pas. Vraiment, heureusement qu’en terme de direction artistique ils ont fait un travail exceptionnel, sinon j’aurais eu énormément de mal.
      Pour Far Cry 5, j’en ai vu un let’s play complet (comme le 4 et Primal avant, ainsi qu’une partie du 3), et honnêtement c’est de loin le pire. Le fameux « renouveau » dont on entendait parler n’y est pas du tout, l’histoire est catastrophique, le mutisme du héros est une énorme connerie, l’open world est inintéressant et même parfois relou (tu passes ton temps à te faire agro dès que tu vas quelque part, ça me rappelle le premier Assassin’s Creed pour le coup), les missions sont du déjà-vu et revu et rerevu… Bref, franchement tu ne rates rien. Pour The Division 2, je n’en ai rien vu en revanche. Mais c’est typiquement le genre de jeu à faire avec ses potes pour passer un bon moment, sans être trop regardant sur la « qualité » de l’histoire ou quoi que ce soit. En tout cas c’est ce que m’a inspiré le 1, mais je me trompe peut-être.

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    6. Ah le mutisme du héros. Pas pour rien que je me moquais de la super nouveauté de Watch Dogs Legion et de la possibilité d’incarner n’importe qui. Si ça sera peut-être génial, ça me fait ausis penser à un sacré aveu d’échec pour Ubisoft qui n’a pas été capable de créer un héros marquant depuis… Longtemps.

      Sinon oui, The Division 1 était sympa à faire en coopération, il y avait même de super idées du côté de l’histoire qui auraient pu être creusées. Mais la narration était déplorable et les missions encore plus répétitives que dans un Assassins Creed. J’ai joué à la bêta du 2, et c’est à peu près la même chose, avec en plus un parti pris politique qui m’a donné des boutons (malgré les discours d’ubisoft qui n’assume pas son positionnement politique sur les jeux Tom Clancy… Enfin bon, je vais pas m’étaler :D)

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    7. Au moins ils testent des choses. On ne peut pas le leur reprocher, puisque ça fait des années qu’on gueule tous à ce propos. Puis soyons honnête… la mamie de Watch Dogs Legion est le héros le plus marquant d’Ubisoft depuis deux générations ! 😀

      Ils ont fait du Ubisoft quoi. Beaucoup de bonnes idées sur le papier, mais une réalisation médiocre qui lui nuit. C’est leur plus gros défaut. Ils se contentent de faire de bons jeux alors qu’ils ont toutes les cartes en main pour en faire d’excellents. Si seulement ils arrêtaient de vouloir faire dans le grand public.

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    8. Grand public… Je pense pas que ça soit ça le souci, on l’a vu avec des jeux comme Spider-Man ou God of War (même si je ne l’aime pas) qui ont réussi à faire des choses intéressantes sans pour autant s’isoler dans un élitisme un peu médiocre. Le véritable problème d’Ubi c’est une volonté de standardiser les systèmes de jeu pour qu’ils soient identiques sur toutes leurs productions. C’est particulièrement criant sur Trials Rising où ils ont réussi à mettre leur map des enfers et ses trouzemille objectifs inintéressants dans un… Jeu d’obstacle 😀
      J’espère que Gods & Monsters reposera pas sur ce modèle même si j’en doute cruellement. Quant à Watch Dogs Legion je reste douteux sur le truc mais curieux d’essayer.

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    9. Quand je dis « grand public », je veux dire un jeu qui a la volonté de raconter des choses/faire des trucs, mais qui ne va pas trop loin pour être certain de ne pas laisser des joueurs de côté. Je ne sais pas pour Spider-Man parce que je ne l’ai pas encore fait, mais pour moi God of War n’est pas « grand public », ne serait-ce que par sa difficulté et sa violence par exemple. Donc il ne s’agit pas de faire de l’élitisme non plus. Mais par exemple, on nous a vendu Watch Dogs 1 comme un jeu sombre et violent, pour se retrouver avec un jeu aussi sombre qu’un jeu pour enfant et un héros qui a autant de charisme qu’une carpette.

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    10. God of War difficile? En normal c’est un button smasher, il suffit d’enchaîner les mêmes attaques en boucle car ça bloque l’animation de l’ennemi 😀 Après oui les valkyries sont difficiles mais c’est optionnel.
      Cela dit, il y a pas besoin d’être sombre et violent pour faire un jeu mature non plus, au contraire même c’est souvent le chemin emprunté trop facilement par des auteurs qui pensent que la violence rend leur œuvre mature et pertinente.

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    11. Il est plus difficile que la normale je trouve. Après moi je l’ai fait en difficile, donc pour le mode normal je ne sais pas, mais rien que pour le premier combat j’ai dû m’y reprendre une quinzaine de fois. Et c’est plutôt les ennemis qui avaient tendance à skipper mes attaques que l’inverse.
      Non bien sûr. Mais Ubisoft tend souvent à se tourner vers des univers sombres et violents sans assumer derrière, d’où ma remarque. Watch Dogs 2 c’était l’inverse, ils ont joué la carte de la légèreté et de la parodie à fond et ça marchait plutôt bien (je sais que toi tu n’as pas aimé).

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    12. Pour le coup j’ai trouvé les précédents God of War bien plus difficiles en « normal » car les ennemis étaient bien plus divers (chacun ayant son lot d’attaques à apprendre et éviter) et Kratos plus difficile à maîtriser. Après oui, dans le plus haut niveau de difficulté le jeu paraît plus difficile par son choix de gameplay (assez proche des Souls, même si l’absence d’endurance casse le truc, mais bon, je vais pas jeter mon venin sur le jeu ici :D)
      Je me base toujours sur le mode « normal » pour déterminer la difficulté.

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