Assassin’s Creed Origins (+ DLC) : un vrai retour en force pour la licence ?

Neuf épisodes principaux, plus d’une dizaine d’épisodes secondaires en tout genre… On peut dire que la licence Assassin’s Creed s’est bien développée depuis la sortie du premier opus en 2007. Peut-être même un peu trop. Cette omniprésence constante commençait en effet à provoquer chez les joueurs un sentiment d’overdose et de lassitude quelque peu compréhensible. Heureusement, Ubisoft a su réagir avant qu’il ne soit trop tard et a pris la décision d’insuffler un nouveau souffle à sa franchise avec Assassin’s Creed Origins, sorti en octobre 2017. Sans pour autant passer par la case reboot, Ubisoft Montréal a renouvelé le gameplay et les mécaniques de jeu tout en continuant à développer le background de la saga. Mais cela suffit-il à nous faire éprouver un regain d’intérêt ? Les défauts reprochés aux épisodes précédents ont-ils été réellement gommés ? Réponse tout de suite.

 

À la découverte de l’Égypte antique

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Comme le nom du jeu le laisse entendre, Origins marque une rupture avec les précédents volets. Pour cause, il s’éloigne de la chronologie développée jusque-là, à savoir la période qui s’étend du XIIème au XXème siècle, pour remonter bien plus en amont dans le passé afin de s’intéresser de plus près aux origines de la confrérie des Assassins. À notre époque, Layla Hassan, une employée d’Abstergo, est envoyée en Égypte afin de mettre la main sur des artefacts. Mais à la place, elle découvre lors de son exploration les momies de deux précurseurs des Assassins, dont elle décide d’explorer la mémoire génétique bien qu’il ne s’agisse pas de sa mission. Épaulée par sa collègue et amie Deanna Geary, elle se retrouve ainsi en l’an 48 av. J-C. dans la peau d’un Medjaÿ de Siwa appelé Bayek. Lui et sa femme, Aya, poursuivent au cœur de l’Égypte antique un mystérieux groupe d’hommes masqués rencontré dans de terribles circonstances un an plus tôt. Cependant, cette traque va les amener à découvrir l’existence de l’Ordre des Anciens, une dangereuse et puissante confrérie qui agit dans l’ombre et dont l’influence s’étend sur l’ensemble du territoire égyptien.

 

Une narration maladroite et expéditive

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Sur le papier, l’histoire de ce nouvel opus a tous les ingrédients dont elle a besoin pour captiver : une quête de vengeance, de mystérieuses confréries cachées, une période historiquement et culturellement riche et complète, tout est là. Malheureusement, comme souvent dans les open world d’Ubisoft, Assassin’s Creed Origins pêche par une écriture moyenne, maladroite et expéditive qui se perd dans l’accumulation de séquences inutiles plutôt que d’approfondir ce qui mériterait réellement de l’être. L’ambition des scénaristes est pourtant présente, elle se ressent. Le background est travaillé et il y a une réelle envie d’apporter une certaine profondeur à certains éléments, en particulier à l’histoire des différents personnages et aux relations qu’ils peuvent entretenir. Par exemple, la relation entre Bayek et Aya est plutôt bien mise en avant tout au long du jeu. Cependant, cela ne fonctionne pas toujours, la faute à un jeu qui s’éparpille constamment beaucoup trop. On fera surtout l’impasse sur les séquences dans le présent qui sont quant à elles purement et simplement ratées sur tous les points et dont l’intérêt repose uniquement sur le fait qu’elles établissent un certain nombre de liens importants avec les précédents opus… pour peu que l’on se donne la peine de fouiller par nous-même.

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Des personnages historiques tels que Cléopâtre, César ou Ptolémée XIII sont de la partie

C’est d’ailleurs l’occasion idéale pour aborder la question de la partie sonore du jeu, qui n’est pas toujours très reluisante. Si la bande originale et l’ambiance sonore sont dans l’ensemble très réussies, on ne peut pas en dire autant des prestations assez inégales offertes par les doubleurs français du jeu. Bien que certains parviennent à livrer une interprétation solide et convaincante, beaucoup frôlent parfois les limites du doublage de série B quand d’autres tombent tout simplement dans le catastrophique. Intonations inadaptées à la situation, surjeu, il est clair que certains ne savaient pas à quel type de séquence ils avaient à faire au moment de leur session de doublage. Et ceci vaut particulièrement pour les séquences dans le présent qui sont de loin les plus mauvaises sur ce point. Pourtant, les habitués de séries télévisées ou de jeux vidéo reconnaîtront un grand nombre de voix au cours de l’aventure, l’équipe ayant visiblement fait appel à des artistes au talent normalement indiscutable. Comme quoi…

 

Une dimension RPG à la fois bénéfique et nuisible

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L’une des principales nouveautés proposées par Assassin’s Creed Origins repose sur son gameplay. En effet, contrairement aux précédents opus, celui-ci développe plus largement la dimension RPG du titre au point d’en faire un véritable action-RPG, et non plus un simple jeu d’action-aventure empruntant quelques mécaniques au genre. Désormais, la personnalisation du personnage se veut donc beaucoup plus complète et élaborée. Chaque équipement que l’on attribue à Bayek dispose de caractéristiques spécifiques et parfois même de capacités uniques (inflammation, poison, guérison, etc.). Qu’il s’agisse de sa tenue, de ses différentes armes (arcs, épées, lance, massue) ou encore de ses différents équipements (bouclier, fléchettes, bombes), chaque élément possède son niveau de rareté et son niveau général qui permet d’évoluer progressivement au fil du jeu et de pouvoir affronter des ennemis de plus en plus puissants. La majeure partie du temps, les nouveaux équipements s’acquerront naturellement au cours de l’aventure, soit en explorant les environnements, soit en fouillant les cadavres ennemis, soit en accomplissant les quêtes et activités secondaires. Toutefois, il est également possible de se procurer du matériel et des ressources (cuivre, fer, bois, peaux d’animaux) directement auprès de différents marchands, qui vendent et rachètent toutes les ressources nécessaires, voire même qui améliorent votre équipement contre de l’argent, à trouver lui aussi dans l’environnement.

Tout cela implique donc de faire le jeu progressivement, sans chercher à brûler les étapes puisque RPG oblige, les quêtes et adversaires ont désormais un niveau minimum conseillé. C’est là le moyen utilisé par Ubisoft pour pousser le joueur, d’une certaine manière, à découvrir le jeu dans son ensemble en explorant au maximum. Cependant, c’est ce même système qui nuit terriblement au développement et à l’immersion du scénario, la faute à un impressionnant déséquilibre entre les quêtes principales et les quêtes annexes. Ces dernières, qui sont cinq fois plus nombreuses, sont partiellement obligatoires pour atteindre le niveau minimum nécessaire des premières. Le pire étant que par-delà le problème de déséquilibre se pose un autre problème encore, malheureusement beaucoup trop récurrent dans les open world : celui des quêtes aussi inutiles qu’inintéressantes. Non seulement Assassin’s Creed Origins est une quête annexe ambulante, mais en plus il multiplie les quêtes FedEx sans saveur dans lesquelles Bayek s’apparente au larbin de service plutôt que de privilégier les quêtes scénarisées développant le background du jeu et des personnages, comme certaines le font très bien. De ce fait, il est très difficile de ne pas perdre le fil de l’histoire, surtout quand on se voit contraint d’enchaîner des quêtes pouvant se terminer en moins de trois minutes afin de pouvoir découvrir la suite.

D’ailleurs, cette critique s’applique tout autant aux quêtes principales, auxquelles on peut reprocher un manque cruel d’ambition dans l’ensemble. Sans aller jusqu’à affirmer qu’elles sont ratées ou ennuyeuses, il est difficile de nier qu’elles peinent à se réinviter puisqu’elles se contentent la majeure partie du temps de proposer une approche déjà vue et revue depuis des années dans les open world. Ainsi, très peu de missions parviennent finalement à sortir du lot et à marquer l’esprit, bien que certaines valent le détour. C’est d’autant plus regrettable que même les missions d’assassinats ne font pas l’effort de proposer une mise en scène particulière ou unique pour marquer le coup : elles se contentent simplement de reprendre le schéma d’une mission au sein de n’importe quel camp ennemi, à la différence ici que tuer notre cible achève immédiatement la mission, peu importe que l’on ait été repéré ou non. Cela ne pousse donc pas vraiment à se montrer inventif et on aura davantage tendance à foncer dans le tas ou à s’infiltrer en prenant soin d’éviter les gardes afin de bondir sur sa cible depuis une hauteur, ce qui nécessitera en tout et pour tout deux minutes maximum.

 

Un univers aussi redondant…

De toute évidence, ce renouveau pour la franchise n’a donc pas empêché les développeurs de retomber dans leur traver habituel, à savoir privilégier la quantité à la qualité. Certes, vous en aurez pour votre argent à bien des égards avec ce titre, notamment en termes de durée de vie puisque ce sont minimum 40h de jeu qui s’offrent à vous, mais il sera difficile de passer outre le sentiment d’avoir déjà tout vu et tout fait à l’issue de la première dizaine d’heures de jeu. Et ce n’est pas la surabondance d’activités secondaires qui effacera cette sensation, bien au contraire. Ceux qui pestaient contre les maps surchargés de collectibles des précédents opus seront ravis de découvrir qu’Ubisoft Montréal a troqué ce système contre un système de lieux (représentés par un point d’interrogation) proposant divers objectifs à accomplir. Certains nécessitent d’explorer des environnements terrestres comme marins pour découvrir divers trésors ou activités spéciales, d’autres nécessitent de tuer des ennemis rares, d’autres encore nécessitent de nettoyer des camps ennemis plus ou moins vastes. On ne va pas se mentir, on se prêtera avec amusement au jeu durant les premières explorations et découvertes… mais on finira rapidement par ne plus pouvoir les supporter quand on réalisera que ce type d’action est à réitérer une bonne centaine de fois sur l’ensemble de la map.

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Certains lieux, comme l’exploration des pyramides, valent vraiment le détour !

On peut néanmoins souligner l’intelligence d’Ubisoft qui, dans certains cas, a eu l’idée d’associer certaines de ces activités secondaires à des quêtes annexes afin de limiter les allers-retours inutiles. Par exemple, un camp ennemi que vous avez la possibilité de nettoyer en exploration libre pourra potentiellement faire l’objet d’une quête qui nécessitera que vous vous y rendiez. Si vous ne l’avez pas encore nettoyé, vous pourrez alors en profiter pour faire d’une pierre deux coups. Cela permet certainement de limiter la redondance du gameplay, même si cela ne suffit décemment pas à pardonner aux développeurs ce besoin de remplir une map visiblement si grande qu’ils ne savaient pas toujours comment bien l’exploiter, et qu’ils ont donc remplie de ces objectifs secondaires pour pousser le joueur à se rendre partout. À ce sujet, on appréciera beaucoup la présence de Senu, l’aigle apprivoisé de Bayek, qui se révèle être un véritable atout auquel on fera régulièrement appel au cours du jeu. En effet, ce dernier nous permet non seulement de repérer des objets, des ressources, des points d’intérêt et des cibles, mais il permet aussi de marquer les ennemis afin de pouvoir les garder à l’œil une fois de retour aux commandes de Bayek. Cela permet d’éviter de perdre trop de temps à explorer les lieux pour ceux qui veulent aller droit au but, mais aussi d’organiser des stratégies d’attaques.

 

…que vaste et grandiose

S’il y a bien une qualité qu’on ne peut retirer au jeu en revanche, c’est la grandiosité de son univers et de tout ce qu’il a à offrir. On ne pouvait qu’être emballés en apprenant qu’Ubisoft allait s’intéresser à une civilisation aussi riche et captivante que celle de l’Égypte antique, qui demeure aujourd’hui encore une référence en matière d’aventure. Et autant le dire sans détour, l’univers d’Assassin’s Creed Origins est sans le moindre doute l’un des plus impressionnants, des plus beaux et des plus complets qui ait été conçu pour un open world à l’heure actuelle. Si on regrettera le fait que sa taille imposante implique qu’une partie des zones ne sont pas exploitées comme elles le mériteraient, on ne se lassera jamais, même après 50h de jeu, de parcourir l’ensemble de la map et ses environnements aussi nombreux que variés. Les développeurs sont parvenus à reproduire avec une fidélité et un soin exemplaires l’immensité et la beauté de ce pays, le tout étant sublimé par la direction artistique irréprochable du titre. Presque tous les lieux emblématiques répondent à l’appel, qu’il s’agisse des grandes villes, des déserts arides, des colonisations romaines, des zones marécageuses ou encore des différents lieux marins. Finalement, l’envie de découvrir l’univers dans son ensemble suffit à nous procurer la motivation nécessaire pour continuer l’aventure, quand bien même le sentiment de lassitude se ferait ressentir. Parfois, on préférera même activer le suivi de route automatique qui, sur pression d’une simple touche, permet à la monture de se diriger toute seule vers le lieu choisi, plutôt que de passer par les nombreux points de déplacement rapide disséminés un peu partout, juste histoire de profiter de la balade.

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C’est d’autant plus impressionnant que par-delà son immensité et surtout sa fidélité à la réalité, les développeurs ayant mis un point d’honneur à reproduire aussi fidèlement que possible les environnements et les modes de vie de l’époque, c’est dans un monde à la fois extrêmement vivant et rempli que nous mettons les pieds. Se balader dans les villes nous permet d’observer de vastes foules d’habitants vaquant tous à leurs occupations tandis que se balader dans les zones les plus reculées et éloignées de la civilisation nous conduit à tomber nez-à-nez avec divers animaux sauvages des plus féroces, que l’on pourra affronter ou fuir. Crocodiles, hyènes, vautours, hippopotames, serpents, les dangers ne manquent pas et tout cela est un véritable atout pour l’immersion. Néanmoins, le monde d’Origins n’est pas non plus exempt de défauts pour autant. Par exemple, on sera rapidement embêté d’entendre les PNJ répéter en boucle les mêmes phrases, et on regrettera l’absence d’une véritable météorologie dynamique, le temps ne se limitant qu’à un soleil éclatant ou un ciel tout au plus sombre et nuageux, de jour comme de nuit. Heureusement, quelques événements aléatoires sont tout de même de la partie, à l’image des tempêtes de sables intempestives qui ont un véritable impact sur la visibilité ou encore des hallucinations qui peuvent survenir en cas de surexposition au soleil en plein désert. On appréciera également fortement la beauté des jeux de lumière qui permettent de varier les ambiances et de mettre en place des atmosphères très particulières selon les lieux.

 

Une technique perfectible mais une prise en main agréable

Mais concevoir un open world aussi grand et aussi riche peut avoir un certain prix. Aussi impressionnant soit-il pour tout ce qui touche aux environnements, Assassin’s Creed Origins souffre toutefois d’une technique perfectible sur quelques autres points, qui ne sont heureusement pas fondamentalement gênants. On comptera par exemple une modélisation des personnages perfectible, en particulier du côté des personnages secondaires, dont les visages sont beaucoup trop inexpressifs et dont la synchronisation labiale n’est pas toujours très réussie. On peut aussi évoquer la présence plus ou moins prononcée de clipping, quelques ralentissements dans les zones les plus riches, des animations par moments complètement ratées chez les PNJ ou encore des temps de chargements qui peuvent un peu trop s’éterniser.

Assassin's Creed® Origins

Parmi les quelques autres que l’on rencontrera se trouvent notamment quelques problèmes de caméra mais aussi quelques bugs de collision. Cependant, il convient de souligner qu’ils restent étonnamment rares tout au long de l’aventure, ce qui est une agréable surprise de la part d’une production estampillée Ubisoft. Plus encore, on appréciera le fait que la prise en main de Bayek se veut aussi légère qu’agréable dès les premières minutes de jeu, ce qui vaut également pour le parkour qui offre toujours les mêmes sensations de liberté et de fluidité, peu importe les circonstances. Pour ce qui concerne les combats, la maîtrise se révèle être un peu plus exigeante et nécessitera davantage de temps d’adaptation, le temps de réussir à trouver ses marques et de saisir toutes les subtilités du gameplay. Car il faut le dire, malgré une IA parfois réellement à la ramasse, les séquences de combats sont loin d’être un jeu d’enfant et les ennemis sont loin de se laisser faire.

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À ce titre, il est d’ailleurs intéressant de noter qu’Assassin’s Creed Origins propose au joueur différentes variétés de gameplay en combat : il est tout à fait possible de privilégier l’approche furtive, en utilisant par exemple l’arc pour tuer les ennemis à distance, ou au contraire de foncer dans le tas à partir d’une panoplie d’armes au corps-à-corps dont la prise en main varie. Combattre à l’épée ne se fera pas de la même manière qu’avec les doubles lames ou la massue, le poids et la longueur des armes impactant directement le gameplay. C’est donc au joueur de déterminer le type de gameplay et d’arme qui lui convient le mieux, sans jamais que le jeu ne décide à sa place. Pour finir, il convient de saluer la qualité de la motion capture des mouvements de combats et surtout des finish moves, qui sont toujours terriblement classes et qui varient là aussi en fonction de l’arme utilisée.

 

Retour sur les deux DLC et le Discovery Tour

Dans les mois qui ont suivi sa sortie, Assassin’s Creed Origins a été complété par deux DLC, respectivement intitulés Ceux qu’on ne voit pas et La Malédiction des Pharaons. Tous deux se déroulent quatre ans après la fin de la trame principale et prennent place dans une nouvelle région proposant chacune son lot de panoramas à couper le souffle : le Sinaï pour le premier, la Vallée des Rois pour le second. Mais si Ceux qu’on ne voit pas n’apporte rien d’indispensable d’un point de vue scénaristique et se situe dans la continuité directe du jeu de base d’un point de vue gameplay, La Malédiction des Pharaons se distingue quant à lui davantage grâce à son scénario largement axé sur la mythologie. Pour le coup, ce deuxième DLC innove donc quelque peu en nous lançant sur les traces d’une mystérieuse malédiction s’abattant sur la ville de Thèbes depuis qu’une relique appartenant aux dieux a été dérobée. Bien qu’on puisse regretter l’enchaînement des missions, qui semble nous ballotter inutilement de droite à gauche afin de gonfler sa durée de vie plus que nécessaire, on en retiendra surtout l’originalité de certains des nouveaux environnements et la présence tant attendue de véritables combats de boss tout au long de l’aventure, contrairement au premier DLC où l’on se contente d’enchaîner bêtement les camps ennemis pour mettre fin à une guerre entre l’occupation romaine et les insurgés égyptiens.

Mais entre les deux est sorti un mode que l’on se doit absolument de mettre en lumière. Intitulé Discovery Tour, ce mode totalement gratuit permet aux joueurs de parcourir toute la map d’Assassin’s Creed Origins en bénéficiant de visites guidées touristiques à certains endroits clés, sans jamais être dérangé par le moindre affrontement puisque ce mode en est exempt. En effet, des historiens ont enregistré une série de commentaires audios nous en apprenant davantage sur l’Égypte, sa culture, son histoire, son mode de vie, ses lieux emblématiques, ses pratiques et plus encore, que l’on peut découvrir en suivant un chemin tracé dans les environnements représentatifs concernés au sein du jeu. Le tout est alors accompagné de véritables photos provenant de musées et parfois ponctué d’anecdotes de développement où Ubisoft explique certaines de ses décisions artistiques. C’est définitivement l’une des meilleures initiatives prises dans l’industrie vidéoludique depuis très longtemps, et on ne peut qu’espérer qu’elle inspirera beaucoup d’autres éditeurs à l’avenir dans le sens où elle permet à n’importe qui possédant le jeu de s’instruire et de développer sa culture tout en s’amusant.

 

En définitive, on peut le dire, Assassin’s Creed Origins incarne bel et bien le renouveau dont la licence avait besoin. Avec ses composantes RPG plus approfondies et une gestion de son open world légèrement retravaillée, ce nouvel opus permet d’insuffler à la franchise un second souffle qui parviendra sans aucun doute à s’attirer les faveurs des fans de la première heure tout en attirant l’attention de nouveaux joueurs qui n’aimaient pas forcément l’ancienne formule. Toutefois, Ubisoft Montréal ne parvient pas toujours à apprendre de ses erreurs passées et continue de retomber dans des travers qui nuisent indubitablement à l’expérience de jeu. Heureusement, le jeu parvient tout de même à offrir une expérience marquante à bien des égards et n’augure que du bon pour l’avenir de la licence… à condition que les erreurs qu’il commet soient rapidement corrigées.

 

4 réflexions sur “Assassin’s Creed Origins (+ DLC) : un vrai retour en force pour la licence ?

  1. Un article vraiment bien écrit et qui me semble assez exhaustif ! Je n’ai pas encore eu la chance de jouer à Origins, mais même ta critique d’Assassin sceptique va dans un sens très positif. Petite remarque néanmoins : j’aurais aimé que tu joues la transparence et te positionne dès l’introduction sur ton rapport à la saga. Parce qu’entre un fan qui a fait tous les AC et un joueur qui n’a fait « que » le premier et n’a jamais été fan de la licence, il y a un monde tu en conviendras. Mais j’apprécie ton soucis d’être le plus objectif/universel possible.

    Aimé par 1 personne

    1. C’est vrai que j’ai hésité à ajouter un encart pour le préciser, mais je ne l’ai pas fait pour ne pas forcément orienter l’avis des lecteurs avant la lecture de ma critique justement. Après, je n’ai joué qu’au premier mais j’ai tout de même suivi une partie du 2 en let’s play (bien que je n’en ai que peu de souvenirs) et j’ai suivi Unity dans son ensemble également (je l’avais plutôt bien aimé celui-là d’ailleurs).
      Mais comme tu l’as vu, même si j’ai eu du mal avec beaucoup de choses (que l’on retrouve dans beaucoup des OW d’Ubi d’ailleurs, donc ça ne concerne pas AC à proprement parler), j’ai été agréablement surpris par certains points. Le fait que j’y ai passé 78h en moins de deux mois le prouve. Alors je ne suis toujours pas un grand fan d’AC, mais y a du progrès et je ferai probablement Odyssey en 2020 (le temps de digérer Origins haha).
      En tout cas merci pour ton retour ! 🙂

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  2. Je n’ai que très brièvement joué à des Assassin’s Creed (il n’y a qu’un DLC issu de l’univers des pirates que j’ai fait en entier) et ce renouveau me semblait toutefois nécessaire à la saga. D’un côté, ils ont quand même réussi à s’améliorer sur bien des choses, visiblement, même si ça pèche encore par ailleurs. Ce n’est pas simple, pour les quêtes annexes, d’atteindre un niveau tel que celles proposées par The Witcher, toujours très scénarisées. Mais c’est un peu le mal des open-world. En tout cas, les paysages de l’Egypte sont magnifiques, et rien que pour cela, ou la vie des habitants, les explorations, la faune, cela semble être un merveilleux voyage. Croiser les personnages historiques a sans doute de son charme ! Tu exprimes parfaitement ce qui te rebute et te plaît en tout cas, avec cet Assassin’s Creed Origins.
    Le Discovery Tour est aussi très intéressant dans son principe et c’est vraiment une belle manière de montrer que le jeu vidéo peut être pédagogue. J’espère qu’ils continueront à le développer, dans cette licence ou dans d’autres jeux, ou même qu’un jour on puisse se balader dans l’environnement et écouter une sorte de making-off sur le jeu de la part des développeurs, sur tel endroit, tel aspect, etc.

    Aimé par 1 personne

    1. J’espère aussi qu’ils réitéreront le principe du Discovery Tour, même si pour l’instant les développeurs n’ont pas l’air de l’avoir fait pour Odyssey, c’est bien dommage…
      En tout cas merci pour ce beau commentaire ! 🙂

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