10 moments musicaux qui m’ont marqué dans les jeux vidéo

À l’instar du cinéma ou de la télévision, la musique a toujours occupé une place plus ou moins importante au sein de la production d’un jeu vidéo. Qui n’a jamais été marqué par les thèmes répétitifs et entêtants mais néanmoins terriblement accrocheurs des jeux 8 bits de l’époque au cours de sa jeunesse ? Qui n’a jamais été marqué par un thème ou une musique ambiante entendue dans l’un des très nombreux jeux sortis sur les générations de consoles les plus récentes ? Personne, assurément.

Principalement considérée comme un accessoire lorsque le jeu vidéo n’en était encore qu’à ses balbutiements, la musique est peu à peu devenue un élément indispensable pour les développeurs lors de la conception d’un jeu. Un phénomène évidemment provoqué par la tendance de ce médium à adopter un format de plus en plus cinématographique avec le temps. Ces trois dernières décennies, la coutume a ainsi voulu que la plupart des nouvelles productions, qu’elles soient petites ou grandes, disposent d’une véritable bande originale composée pour l’occasion. Ceci à tel point que ces dernières ont fini par devenir un produit dérivé à part entière au sein de l’industrie. Par exemple, il n’est aujourd’hui par rare de les voir être intégrées en tant que bonus – physique ou digital – dans les éditions collector.

Et ce n’est là qu’un indice parmi tant d’autres de l’importance croissante accordée à cet élément. Le nombre de compositeurs renommés, et parfois même récompensés, pour leur travail sur les plus grosses productions du 7ème art mettant leur talent au profit des jeux vidéo ne cesse d’augmenter avec le temps. De plus en plus d’artistes s’associent avec des développeurs pour que leurs musiques soient intégrées dans des jeux, allant même parfois jusqu’à en composer de nouvelles pour l’occasion. Enfin, comment ne pas évoquer cette tendance émergente qui consiste à mettre en place des concerts symphoniques reprenant les plus beaux morceaux d’une licence vidéoludique, comme on a déjà pu le voir avec Tomb Raider Live, Assassin’s Creed Symphony ou encore Kingdom Hearts Orchestra. C’est grâce à tout cela que les joueurs peuvent désormais prolonger leurs aventures de quelques heures, semaines, mois voire même années supplémentaires.

Tomb Raider Live
Si vous me cherchez le 24 octobre prochain, vous savez où me trouver !

Mais à l’image de l’expérience offerte par le jeu en lui-même, la musique n’est jamais perçue ni vécue de la même manière d’un joueur à un autre. Tenter d’établir une liste aussi objective que possible quant à la qualité d’une composition ou à son utilisation au sein d’une production ne serait sans doute pas facile, sans être impossible pour autant. Toutefois, ce n’est pas ce dont il sera question dans cet article. Dans le cas présent, l’idée sera de voir de quelle manière un morceau en particulier peut impacter l’expérience et la mémoire d’un joueur, ce qui est évidemment profondément subjectif. À travers ces mots, je souhaiterais donc partager avec vous un certain nombre de moments musicaux qui ont marqué mon périple de joueur, de mes premières aventures dans les années 1990 à aujourd’hui.

Bien entendu, cette liste sera très loin d’être exhaustive. Elle fera même l’impasse sur un très grand nombre d’excellentes bandes originales qui n’ont assurément rien à envier à celles qui seront évoquées ici, voire même qui sont potentiellement meilleures qu’elles. Mais c’est justement là l’intérêt de cet exercice. Mon but n’est pas tellement d’évoquer la qualité des musiques – bien qu’elle rentre inévitablement en compte – mais surtout de voir de quelle manière elles sont parvenues à marquer mon esprit à travers leur utilisation et leur mise en scène à une époque précise. Parce que parfois, certaines musiques sont si percutantes qu’elles peuvent nous pousser à arrêter de jouer. On se contente alors de poser la manette et d’écouter, de peur qu’elles ne s’arrêtent si jamais on continue d’avancer. C’est principalement de cela dont il va être question ici.

Après cette longue introduction, je vous invite donc à mettre vos écouteurs et à vous installer bien confortablement car je vous embarque avec moi dans les tréfonds de ma mémoire afin de vous présenter une sélection chronologique de moments musicaux qui ont marqué mon expérience de joueur ces trois dernières décennies.

 


#01 : Something Spooky in that Jungle, par Nathan McCree (Tomb Raider III : Les Aventures de Lara Croft, Core Design – 1998)


Il m’était évidemment impossible de ne pas citer le travail de Nathan McCree sur Tomb Raider. Mais rassurez-vous, ce sera la seule musique de cette licence qui sera évoquée. Pour ceux qui se souviennent de mon Top 15 des meilleures musiques de la saga Tomb Raider, vous remarquerez que j’ai choisi ce morceau alors qu’il n’atteint que la dixième position de mon classement. C’est une excellente manière d’illustrer l’intérêt de cet article, à savoir que les meilleurs morceaux ne sont pas toujours ceux qui nous marquent le plus au sein de l’expérience de jeu en elle-même. Pourquoi ce titre dans le cas présent, donc ?

Tout simplement parce qu’à l’époque, j’étais encore trop petit pour faire de bout en bout un jeu aussi long et difficile que le troisième opus de Tomb Raider. Du coup, j’avais tendance à rejouer en boucle les mêmes niveaux, à savoir les plus simples et mes préférés. Something Spooky in that Jungle apparaît dans le premier niveau du jeu, alors que l’on vient juste d’éviter une boule fonçant droit sur nous pour nous écraser. La musique démarre lorsque l’on s’enfonce dans la jungle et que l’on rencontre nos premiers tigres. J’ai eu beau faire ce niveau des centaines de fois, je ne me lasserai jamais d’entendre ce morceau, toujours synonyme d’aventure et de voyage à mes yeux. Une musique profondément marquante pour ce qui est le plus grand jeu de toute ma vie.

 


#02 : Mammago’s, par Christophe Héral (Beyond Good & Evil, Ubisoft Pictures – 2003)


« Mammago, dépannage, service, vient te chercher ! » Il n’y a parfois pas besoin de faire beaucoup pour parvenir à marquer les joueurs. J’avais tout juste 8 ans quand j’ai découvert Beyond Good & Evil. Si mes souvenirs du jeu en lui-même restent bizarrement assez flous alors que je me souviens l’avoir adoré même si je ne l’ai malheureusement jamais fini, je n’ai jamais pu me sortir cette musique de la tête avec les années. Chose plutôt étonnante quand on connaît mon aversion pour les musiques reggae en général. Le plus drôle reste quand même de savoir que le gosse que j’étais, qui était tombé sous le charme de ces rhinocéros ultra cool, n’avait pas conscience qu’ils étaient en fait de gros shootés. Ah, l’innocence… Je me demande si Beyond Good & Evil 2 saura nous proposer des moments dans ce style-là également. Du moins s’il parvient à sortir un jour.

 


#03 : Les chansons de Kéké Laglisse, par Kazumi Totaka et Asuka Ohta (Animal Crossing: Wild World, Nintendo EAD – 2006)


Cela ne se voit peut-être plus aujourd’hui mais j’ai longtemps été un gros joueur Nintendo. Comme bon nombre d’enfants, je sortais rarement sans ma Gameboy Advance, ma Gameboy Advance SP puis ensuite ma Nintendo DS Lite, qui fut ma dernière console portable à ce jour. L’un de mes jeux phares sur cette dernière a incontestablement été Animal Crossing: Wild World, auquel j’ai joué quasi-quotidiennement pendant de très nombreux mois. Par-delà son univers très mignon, j’en ai surtout retenu mon rendez-vous immanquable du samedi soir (en plus de la Trilogie du Samedi) : les concerts de Kéké au Perchoir. J’étais réellement sous le charme de ce chien musicien et de ses musiques si originales, apaisantes et fascinantes à la fois. Le meilleur dans tout cela ? Il n’avait pas moins de 72 chansons à son répertoire donc je suis sûr que je n’ai même pas dû toutes les entendre !

 


#04 : Trust, par Kota Suzuki (Resident Evil 5, Capcom – 2009)


– Millions will die !

– Yeah but…

– I’m alright ! You need to stop him ! Chris ! You’re the only one who can. Before it’s too late… Don’t you trust your partner ?

Le simple fait de repenser à ce passage suffit à me donner des frissons. Resident Evil 5 est peut-être l’un des opus les plus détestés par les fans de la franchise mais il garde à mes yeux une véritable valeur sentimentale dans le sens où il a été mon point d’entrée dans les jeux de cette licence. La musique Trust est entendue lors d’une cinématique clé, à savoir celle où Chris retrouve enfin Jill, qu’il a secourue des mains de Wesker après un combat de boss. Des retrouvailles intenses et terriblement émouvantes qui sont fortement sublimées par la musique de Suzuki, qui rend le tout vraiment épique. Impossible de ne pas repenser à ces centaines d’heures que j’ai passées sur le jeu à l’époque et qui ont marqué le début de mon amour pour cette fabuleuse saga de Capcom.

 


#05 : A Feeling of Power, par Barrie Gledden, Steve Dymond et Jason Pedder (Heavy Rain, Quantic Dream – 2010)


Heavy Rain est un jeu qui m’a profondément marqué. Si j’ai adoré Detroit : Become Human à un très haut niveau mais aussi Beyond : Two Souls dans une moindre mesure, je pense qu’il restera mon jeu préféré de notre cher studio français. Il a été le premier à me montrer l’étendu des capacités du jeu vidéo en termes de narration mais surtout d’implication émotionnelle du joueur.

J’ai beaucoup été marqué par la séquence qui se déroule au Blue Lagoon, une boîte de nuit où l’on se rend avec Madison. Exceptionnelle à tous les niveaux, j’en ai notamment retenu l’ambiance si particulière qui s’en dégage, en particulier grâce à la musique. C’est à ce moment-là qu’apparaît A Feeling of Power, un tube électro comme je les aime. En pleine adolescence à cette époque, cela m’avait permis de vivre par procuration la vie de clubber, que je rêvais désespérément de connaître mais que mes parents m’interdisaient encore. J’ai d’ailleurs longtemps cru que l’ambiance d’une boîte de nuit était telle qu’on la voyait dans le jeu ou dans les séries américaines, avec une sélection de musiques électro/dubstep toujours terriblement cool. Je peux vous dire que j’ai été très déçu quand j’ai découvert la réalité des choses.

 


#06 : For Better or Worse, par Henry Jackman (Uncharted 4: A Thief’s End, Naughty Dog – 2016)


J’évoquais dans l’introduction le fait que des musiques pouvaient être capables de nous faire arrêter de jouer et même de nous faire poser la manette. For Better or Worse a été l’une d’elles pour moi. Alors que les OST des trois premières aventures de Nathan Drake ont été composées par Greg Edmonson, c’est le compositeur Henry Jackman qui a repris le flambeau lors de cette dernière aventure, dont le rythme se veut beaucoup moins effréné. Et justement, c’est dans l’un des moments calmes que ce morceau se fait entendre. Il est lancé juste après une séquence des plus émouvantes – et pourtant optionnelle – concernant la relation entre Nate et Elena. J’ai trouvé cette mélodie au piano si belle et envoûtante que j’ai immédiatement arrêté de conduire la jeep afin qu’aucun bruit ne vienne interférer avec mon écoute. C’est dans des moments comme celui-là qu’on peut réaliser l’importance du rôle de la musique au sein d’une œuvre mais aussi le talent de Naughty Dog dans l’art de la mise en scène.

 


#07 : Through the Cellar Door, par Lanterns on the Lake (Life is Strange: Before the Storm, Deck Nine Games – 2017)


Ce cas de figure est assez particulier – mais loin d’être isolé – puisqu’il ne s’agit pas d’une chanson qui a été spécialement composée pour le jeu. Beaucoup de jeux narratifs ont aujourd’hui tendance, par leur volonté d’appuyer leur approche cinématographique, à réutiliser certains des codes du cinéma. Parmi eux se trouvent alors celui de s’approprier des morceaux de groupes indies afin de mettre en place une certaine mise en scène à un moment donné. Through the Cellar Door se fait entendre lors d’une séquence déterminante dans le lien qui unit les deux héroïnes du jeu, Rachel et Amber, que le joueur apprend tout juste à connaître au cours de l’épisode 1.

Sorti de son contexte, ce passage peut paraître assez anecdotique, voire même banal ou ennuyeux. Mais le vivre en étant complètement immergé dans la narration le rend tout simplement magique. Après une longue discussion, les deux filles se mettent à écouter cette chanson du groupe Lanterns on the Lake à bord d’un train tout en regardant le paysage défiler. Il convient alors au joueur de mettre fin à cette séquence quand il le désire. J’étais pour ma part tellement happé dans la puissance émotionnelle de ce moment que je suis resté de longues minutes à regarder mon écran, sans bouger. J’ai vécu le moment tout comme Rachel et Amber. Sans aucun doute l’un des temps forts de cette aventure narrative haute en couleur.

Pour l’anecdote, c’est ce jeu précisément qui m’a inspiré l’écriture de cet article. Dès mon arrivée sur le menu, j’ai été complètement séduit par son univers musical que l’on doit en grande partie au groupe Daughter, qui a composé un album spécialement pour l’occasion : Music from Before the Storm. J’ai trouvé la musique tellement géniale que j’ai été incapable de me résoudre à lancer ma partie avant au moins cinq bonnes minutes, n’ayant pas envie de mettre un terme à cette superbe mélodie. Je vous recommande chaudement cet album qui s’écoute tout aussi bien sans connaître le jeu.

 


#08 : Yesterday, par Zander Reese (Days Gone, SIE Bend Studio – 2019)


La qualité de la bande originale composée par Nathan Whitehead pour les aventures de Deacon St John est indéniable et les morceaux mémorables ne manquent pas. Toutefois, le titre qui m’a le plus marqué au cours de l’aventure n’est pas de lui mais de Zander Reese, un artiste indépendant qui l’a composé spécialement pour le jeu. Et cela n’aurait probablement pas été aussi marquant s’il n’avait pas été introduit de la manière dont il l’a été, qui fait qu’il est malheureusement assez facile de passer à côté pour les joueurs les moins attentifs.

Dans mon cas, c’est en rentrant à Lost Lake après avoir accompli une mission que je suis tombé dessus. J’ai aperçu une mystérieuse icône sur le radar à l’intérieur du camp d’Iron Mike et je m’y suis donc rendu afin de découvrir ce que c’était. C’est là que j’ai assisté à ce fabuleux spectacle. Un certain nombre de PNJ étaient regroupés sous un porche illuminé de guirlandes, écoutant un homme jouer du tam-tam. Mais il a rapidement été remplacé par un autre PNJ qui a pris sa place pour chanter sur un morceau joué à la guitare. J’ai alors été hypnotisé tant c’était inattendu mais très agréable. D’autant plus qu’ils ont intégré une véritable version live, différente de la version présente sur l’album du jeu que j’écoute encore très régulièrement. Un pur régal !

 


#09 : Take Control, par Old Gods of Asgard (Control, Remedy Entertainment – 2019)


En dépit de ses multiples imperfections, Control est le genre d’aventure qui parvient à marquer l’esprit du joueur d’une manière ou d’une autre. Dire qu’il s’agit d’une œuvre unique en son genre serait inexact puisqu’il s’agit ni plus ni moins que d’un mélange d’Alan Wake et de Quantum Break, les deux précédentes œuvres de Remedy. Néanmoins, il y a une séquence sur laquelle il les met toutes les deux à l’amende : celle du Labyrinthe du Cendrier. Véritable bijou de mise en scène, il s’agit d’un passage où le joueur progresse dans un décor évoluant de manière presque psychédélique sur un fond rock-métal des plus jouissifs. Un bel hommage aux séquences similaires d’Alan Wake qu’il parvient à surpasser et dont provient justement le groupe Old Gods of Asgard (Poets of the Fall dans notre réalité), qui a composé la chanson pour l’occasion. Ce moment fut un vrai coup de boost pour moi tant le jeu commençait à me lasser par sa monotonie. « C’était génial » comme le dit très justement Jesse.

 


#10 : Don’t Be So Serious, par Low Roar (Death Stranding, Kojima Productions – 2019)


De tous les jeux présents dans cette liste, Death Stranding est sans le moindre doute celui dont l’utilisation de la musique qui est faite est la plus incroyable. Il illustre à lui seul la tendance qu’on observe aujourd’hui et qui tend un peu plus à briser les frontières entre cinéma et jeux vidéo chaque génération qui passe. Pour accompagner le format déjà extrêmement cinématographique de son œuvre, Hideo Kojima a tenu à utiliser un certain nombre de chansons issues du répertoire du groupe islandais Low Roar afin de les intégrer dans le jeu à des moments bien précis. De cette manière, chaque morceau dispose d’un impact incroyable, ce qui est d’autant plus surprenant qu’ils n’ont pas été composés spécialement pour l’occasion. Et pourtant, on dirait que c’est tout comme.

À l’instar de Life is Strange: Before the Storm, si je vous recommande chaudement la bande originale du jeu composée par Ludvig Forssell, ce n’est personnellement pas les moments musicaux que je retiendrai le plus. J’aurais pu citer l’excellente séquence utilisant I’ll Keep Coming mais ce n’est pas non plus le cas. En réalité, le moment qui m’aura le plus marqué, c’est celui où on entend ce qui n’est autre que la première musique du jeu : Don’t Be So Serious. Parce qu’elle survient lors de notre première rencontre avec Sam Porter, le héros, en cinématique, mais aussi lors de notre première balade dans l’Amérique échouée qui constitue l’univers du jeu. Parce qu’elle est un fabuleux mélange de mélancolie et de dépaysement. Parce qu’elle signe le début d’une aventure grandiose qui aura terriblement marqué ma vie de joueur et de laquelle j’ai toujours du mal à me remettre. Ni plus, ni moins.

 


BONUS : Jingle de la PlayStation, par Takafumi Fujisawa (1994)


C’est maintenant devenu une vraie tradition : à chaque classement établi son petit bonus. Et que choisir de plus parfait pour cela que ce jingle qui restera à jamais l’un des sons les plus emblématiques de l’histoire du jeu vidéo et qui a bercé tant d’enfances en ce bas monde ? Il est l’incarnation même de la nostalgie, celle du gamin que j’étais et qui allumait toujours sa console des étoiles plein les yeux pour vivre de folles aventures. Je crois qu’aucune autre console ne parviendra plus jamais à me faire éprouver cela.

 

Nous voilà arrivés au terme de cette nouvelle excursion au sein de mes souvenirs de joueur. J’espère que cet angle d’approche vous aura captivé et que vous aurez pris autant de plaisir à découvrir ces quelques anecdotes que j’en ai eu à me les remémorer et à les mettre noir sur blanc. J’ai opté pour un classement chronologique car dans ce genre de cas, il me semble impossible (et même inutile) d’établir un ordre précis, chaque souvenir étant unique et important. J’ai par ailleurs volontairement titré l’article « 10 moments musicaux » et non « Top 10 des moments musicaux » car il y aura toujours de nouveaux souvenirs qui pourront venir se greffer à ceux-là. Il suffit de voir que trois des dix moments évoqués ont été vécus en 2019 pour le comprendre. Sans compter que la mémoire est un phénomène imprévisible qui peut parfois aller et venir. Du coup… Rendez-vous en 2050 pour un volume 2 ?

Maintenant, c’est à vous de jouer !

Avez-vous des souvenirs de moments musicaux qui vous ont particulièrement marqués ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires et sur les réseaux sociaux ! (Twitter, Instagram, Facebook)

7 réflexions sur “10 moments musicaux qui m’ont marqué dans les jeux vidéo

  1. J’aime beaucoup cet article sur tes moments musicaux marquants ! Il est clair que, comme pour certains films, les jeux vidéos doivent une grande partie de leur force à leur musique. Raison de plus pour prêter davantage l’oreille quand on joue, et parfois de découvrir ainsi d’excellents artistes ou compositeurs ! Quant aux concerts, ils permettent de revivre des moments entiers des jeux, une ambiance, avec une sacrée émotion, que ce soit des jeux fétiches d’il y a longtemps, ou des plus récents. Je ne comprends que trop bien que Tomb Raider ait figuré dans ta sélection ! Et j’avais totalement oublié la musique de Mammago jusqu’au moment où j’ai relu les paroles écrites ! Impressionnant de voir comment ça s’imprime en tête, même quand on pensait avoir oublié. (d’ailleurs moi aussi je n’ai jamais fini le jeu, un bug je pense, vers la fin…) La musique « Trust » est clairement émouvante, tout comme le morceau au piano de Uncharted, même si je ne me souviens pas de ce dernier dans le jeu. Quant aux musiques de Before the Storm, elles sont ô combien marquantes ! J’ai écouté les chansons du CD en boucle, et je les remets encore de temps en temps. Elles sont parfaites. La séquence de Control envoie une sacrée gomme aussi, ils l’ont bien orchestrée ! Et avec une telle BO, Death Stranding me donne encore plus envie… ces musiques doivent donner un sacré frisson en cours de jeu, aussi mélancolique que contemplatif.

    De mon côté, « All that I wanted » dans Before the Storm m’a clairement bouleversée en cours de jeu, je ne me lassais pas de la chanson pour cette scène de complicité et de soutien entre Chloe et Rachel. La musique finale pour Everybody’s gone to the rapture a mis le point d’honneur à une BO déjà très émouvante, mais avec cette scène de fin, c’était à la fois magique et spirituel. Les musiques d’Olivier Rivière dans Vampyr (notamment Twisted Tango, qui accompagne le duel fraticide entre le héros et sa soeur, dans un tango fantastique et passionné) et A Plague Tale (pas possible d’évoquer une musique en particulier, mais elles s’intègrent si bien au jeu, que ça en donne le frisson).
    Côté Final Fantasy VIII, beaucoup de musiques me sont mémorables, mais ce serait sans doute Fithos Lusec Wicos Vinosec, qui accompagne la parade de la première boss du jeu, qui m’a marquée par son côté ensorcelant et diabolique. Purement fascinant. J’adorais cet instant. The Longest Journey m’a laissé en mémoire The Storm and The Sea, une musique d’ambiance mystique et maritime, sur une séquence de bateau pris en pleine tempête.
    Enfin, la chanson qui accompagne la fin de Hellblade a elle aussi son côté doux-amer, qui termine magistralement le jeu, même si au début elle paraît presque en trop. Elle ne résume que trop bien l’accomplissement de l’héroïne après sa longue odyssée.

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    1. Merci à toi pour ce beau commentaire argumenté, comme toujours ! 🙂

      C’est vrai qu’« All that I Wanted » fait également son petit effet, même si ce n’est pas l’une de celles qui m’a le plus marqué dans le jeu. Je pense que la deuxième de mon côté serait « Burn It Down », parce que la musique comme la séquence dans laquelle elle apparaît sont juste extraordinaires. Mais en effet, quelle BO quand on y pense…
      C’est drôle que tu évoques Olivier Derivière parce que je suis justement en train de jouer à A Plague Tale: Innocence et c’est vrai que ses musiques sont géniales. Il a un don particulier pour faire des thèmes très agréables et toujours imprégnés d’une atmosphère particulière. J’avais déjà beaucoup apprécié son travail sur le jeu Get Even (à vrai dire, c’est même la seule chose que j’avais appréciée sur ce jeu haha).

      Merci pour avoir partagé tous ces souvenirs en tout cas. Je n’ai pas fait la plupart des jeux que tu évoques mais ça montre bien qu’il y a quand même une immense diversité de possibilités avec un sujet tel que celui-là !

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    2. Pour Before the Storm, il y aurait même No care ou encore Youth…elles sont toutes parfaites en fait, peuvent toucher différemment selon les moments. Quelle BO ! Oui, j’aime beaucoup l’OST de A Plague, ses musiques ont vraiment quelque chose de spécial, et pour ce jeu-ci, on sent parfaitement la touche Moyen-Age, le côté ancien…Je ne savais pas qu’il avait fait la BO de Get Even, mais j’ai ce jeu, donc je découvrir au moins sa musique avec plaisir !

      Oui, et encore, on se limite pour les morceaux choisis…sinon ça n’aurait pas de fin !

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    3. Exactement. J’aurais pu citer beaucoup d’autres passages dont je me rappelle pour leur musique mais j’ai vraiment voulu me concentrer sur les plus marquants et ceux dont je me rappelle avec une particularité plus forte !

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  2. Là, tout de suite, je ne saurais te faire une liste exacte de mes moments musicaux favoris, mais oui il y en a un certain nombre qui pourrait faire un bon article ahah. En tout cas, merci d’avoir partagé les tiens avec nous. Heavy Rain, ce jeu de l’amour ♥

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